Quelques dizaines de producteur du Soissonnais (35 aujourd'hui) relancent la culture du haricot de Soissons depuis l'année 2002. Ce plus gros haricot de France est l'un des plus goûteux. Cultivé depuis le XVIIIème siècle, il disparaît après la première mondiale car les terres ont été ravagées par la violence des combats près du Chemin des Dames. Actuellement, la production est d'environ 13 tonnes contre 800 en 1900.
Slowfood a décidé de protéger ce légume exceptionnel et de l'embarquer sur « l'arche du goût » qui signale un produit exceptionnel menacé de disparition.
C'est reparti pour ce légume qui est riche en fibre, en fer, en protéines et pauvre en lipides. Personnellement, j'en achéte au marché de Soissons en Octobre et je le consomme ou le congèle. Frais, il est vraiment succulent.
Sec, il faut le réhydrater 12 heures dans de l'eau froide. Pour le cuire, il faut faire suer dans un petit de beurre quelques légumes taillées en petits cubes. Ajouter les haricots trempés et mettre de l'eau à hauteur. Ajouter un petit peu d'herbes aromatiques et une gousse d'ail. Cuire à frémissement pendant deux heures. Saler seulement au ¾ de la cuisson. Déguster sans tarder !
On fait de la farine avec les haricots qui mélangés avec de la farine de blé font des pains très original. On peut aussi fabriquer des gateaux comme des croquants ou des macarons.
Une confiturière a même réalisé une confiture au haricot de Soissons au goût de crème de marron et vanille !.