Produit phare des tables de l'automne, le faisan est consommé depuis des siècles.
C'est sur lui que les jeunes chevaliers promettaient monts et merveilles à la dame de leur coeur, la beauté de l'oiseau représentant la beauté de leurs sentiments.
Elevés dans les demeures royales, le faisan supplante à la Renaissance le paon et le cygne sur les plus grandes tables.
Par mimétisme, tous les grands seigneurs se font aménager des faisanderies, cela fait donc des siècles que faisans sauvages et faisans d'élevages vivent en cohabitation gourmande...
C'est pour cette raison que l'on pratiquait (et que l'on pratique encore un peu) le faisandage, qui signifie garder l'animal en plume et non vidé dans un endroit frais pendant une période allant de quelques jours à plusieurs semaines, afin de donner aux faisans d'élevage un goût de gibier prononcé.
Aujourd'hui cette pratique désastreuse en terme d'hygiène tant à disparaître, ou du moins la viande est conservée en chambre froide durant deux ou trois jours maximum.
En plus d'un problème sanitaire, il y a également une évolution des goûts qui ne permet plus des cuisines fortes et très « sauvages ».
Si vous achetez un faisan, preferez une poule faisane, moins jolie en plumage mais plus fine en chair, et choisissez un animal jeune (faites confiance à votre volailler habituel !).
Si l'oiseau est de choix, faites-le simplement rôtir, et servez accompagné du jus de rôti, c'est simple, rapide et cela révèle le goût fin du gibier de plume.