"...Cuisiner, photographier et écrire, n'est-ce pas la trilogie du bloggeur culinaire ?..."
"...J'ai commencé à toucher aux cuillères, fouets et moules de ma maman assez tôt, essentiellement pour faire des gâteaux et découvrir les joies de la pâtisserie. Ce n'est pas que le salé ne m'intéressait pas, mais ma mère faisait ça très bien. J'ai été élevée dans une famille assez gourmande et gourmet, je pense, et maintenant que je suis étudiante et indépendante, je cuisine pour moi et pour mes copains très régulièrement... et plus uniquement des gâteaux !..."
"...je ne me cache pas de vouer un véritable culte aux cheesecake que je décline à tous les goûts...."
L'interview !
Je commence :
Pourquoi se décider un beau jour à créer son propre blog ?
À force de me promener de blog en blog l'envie a germé petit à petit en moi... Il faut dire que le concept du blog culinaire était idéal pour moi: si j'aime beaucoup cuisiner, je me suis greffé un appareil photo à la main bien avant de me mettre à manipuler les casseroles et je passe rarement une journée sans écrire et noircir des lignes... Cuisiner, photographier et écrire, n'est-ce pas la trilogie du bloggeur culinaire ?
J'ai donc alterné les périodes où je me disais « Pourquoi pas ? » et d'autres où je trouvais ça idiot et inutile puisque qu'à la vue des merveilles des autres, je ne voyais pas ce que je pouvais apporter de plus à la blogosphère, je me disais « Ils sont tous plus doués les uns que les autres et surtout que moi... »
Mais finalement la curiosité et l'envie de tenter le coup a pris le dessus, et encouragée par des copains, et je me suis jeté à l'eau... et la mayonnaise a pris...
Vous vous faites plaisir ? Cela vous a apporté quoi ?
Bien sûr que je me fait plaisir ! C'est le plus important non ? Si je ne prenais pas de plaisir à écrire et prendre des photos, j'aurai déjà arrêté depuis longtemps. Et cela m'apporte beaucoup. Sur le plan de la cuisine d'abord : entre culino-bloggeurs, nous nous stimulons tous mutuellement, nous nous faisons découvrir de nouveaux ingrédients ou des vieux produits oubliés, la créativité des uns influence celle des autres et au final, j'innove plus, j'ose plus et je m'applique encore plus je crois. Il y a quelques années, je ne pouvais pas ne pas suivre une recette à la ligne près, petit à petit je me suis détachée de ça et aujourd'hui je me fais plus confiance. Ensuite, mine de rien, Beau à la louche m'a permis de rencontrer de fabuleuses personnes, certaines virtuellement, d'autre bien réellement. Et à chaque fois ces moments étaient étonnamment magiques : on bavardait ensemble comme si on se connaissait déjà, ce qui, en fait, n'est pas complètement faux.
Pourriez vous rattacher vos recettes à un style ou mouvement culinaire ?
Non. Je touche un peu à tout comme si je n'avais pas encore trouvé mon style... ou comme si je ne voulais pas choisir entre plusieurs...
C'est important de parler de cuisine aujourd'hui ?
Oui je pense que c'est important car la cuisine est synonyme de partage, de convivialité, de bons moments à plusieurs autour d'une table. Je ne compte plus les soirées entre copains et copines autour d'une table à bavarder jusqu'à pas d'heure. La cuisine semble connaître un renouveau, de plus en plus de personnes semblent se (re)mettre aux fourneaux comme le montre l'explosion du marché des livres de cuisine, la profusion des blogs et le boum des cours de cuisine...
C'est quoi votre goût en matière de cuisine ?
J'aime les recettes originales, surprenantes qui révisent les classiques ou les déstructurent, j'aime beaucoup les associations sucré salé et je me suis aussi prise de passion pour les cuisines d'Asie : j'apprécie tout particulièrement les cuisiniers qui réussissent une cuisine fusion teintée d'Asie.
Votre plat préféré et votre dessert préféré ?
C'est difficile de choisir un plat préféré... je pense qu'il varie en fonction de mon humeur, du temps qu'il fait... Je n'ai pas d'inconditionnel, sinon je pense que je m'en lasserai. C'est souvent le revers de la médaille quand on a un plat fétiche, on a tendance à vouloir le faire un peu trop souvent et on fini par s'en lasser.
En ce qui concerne les desserts... là aussi j'aime la variété même si parfois les apparences sont trompeuses, puisque je ne me cache pas de vouer un véritable culte aux cheesecake que je décline à tous les goûts. Et j'aime les desserts alliant des textures différentes, comme le croquant et l'onctueux (des pralinés feuilletés et une onctueuse crème au chocolat noir par exemple...)
http://beaualalouche.canalblog.com/archives/2006/09/01/2577393.html
Le produit que vous aimez le plus et pourquoi ?
Je ne résiste pas (ou difficilement) à trois choses : le chocolat (noir), le bon pain et le fromage... Quant à explique pourquoi, c'est plus compliqué...
Votre restaurant préféré ou votre chef préféré ?
Mon restaurant préféré c'est « La Cambuse » (1, rue des Dentelles 67000 Strasbourg)
Un repas à la cambuse c'est un voyage au pays des embruns dans un décor enchanteur, celui du carré d'un voilier, tout en bois : le sol en teck et murs en acajou... ici le décor et la cuisine rivalisent en délicatesse et finesse. Je ne me lasse pas des repas à la Cambuse. À chaque fois c'est parfait. Babette Lefebvre ne cuisine que des poissons, mais elle ne les cuisine pas, elle les sublime et les révèle à nos papilles, elle joue avec ses racines vietnamiennes en ponctuant ses plats d'Asie. C'est une cuisine fine que certains qualifieront de cuisine fusion, mais ici pas de phénomène de mode, ça fait quinze ans que la cuisine est comme cela, magique. C'était fusion avant que tout le monde s'y mette, à la fusion.
Votre livre de cuisine préféré et celui que vous n'aimez pas trop ?
Je suis devenu très exigeante en matière de livre de cuisine et depuis que je blog, j'en achète beaucoup moins en fait. De plus en plus de livres de cuisine sont publiés, mais tous sont loin d'être originaux et d'apporter quelque chose.
Un des derniers achats en date que je n'ai pas du tout regretté c'est le livre « Tout vapeur » aux éditions Marabout. Les recettes balaient un large éventail de plats, c'est une mine d'idées, les recettes sont originales, variées et beaucoup ont une tendance asiatique pour mon plus grand plaisir. Je ne me lasse pas de faire des menus « tout vapeur » depuis que je l'ai...
Quant aux livres que je n'aime pas trop, c'est simple, je ne les achète pas, car avant d'acheter un livre je m'applique à le feuilleter et à bien l'étudier.
Parlez nous de votre recette fétiche !
Les matcha soba à la Japonaise.
Les soba sont des nouilles japonaises à base de farine de sarrasin. Le jour où j'y ai goûté pour la première fois, j'ai complètement craqué pour elles. Elles ont un goût et une texture particuliers, uniques et irrésistibles (oui, rien que ça !). Et cette recette est vraiment sympa : simple, rapide, dépaysante, elle arrive à sublimer les soba et à faire voyager nos papilles. Elle revient régulièrement à ma table et personne n'y a résisté jusqu'à présent.
Certes, tous les ingrédients ne se trouvent pas en supermarché, et une balade dans une épicerie asiatique est nécessaire, cependant, le jeu en vaut vraiment la chandelle.
Votre coup de cœur ?
L'épicerie à Strasbourg.
C'est à la fois un restaurant, un bar et un salon de thé. C'est à la fois tout ça, sans vraiment être tout ça. Un déco sympa chiné à droite à gauche, des affiches vintage aux murs, une terrasse en été, des prix très raisonnables... On peut très bien venir y boire un verre à tout moment de la journée ou préférer y boire un thé tout en dégustant avec un morceau de gâteau au milieu de l'après-midi... ou se retrouver entre copains autour de tartines à midi comme le soir en sortant du ciné. C'est toujours bondé, l'ambiance est très sympa et conviviale : pas une assiette ne ressemble à sa voisine, on partage une grande table avec un autre groupe d'inconnus... je ne m'en lasse pas...
L'épicerie : 6, Rue du Vieux Seigle - 67000 Strasbourg
Merci beaucoup !!!