Crème d'asperges, potage aux fanes de radis, soupe d'orge à la betterave, consommé poulette,....Philippe Chavanne nous propose 100 recettes des plus simples aux plus compliquées pour notre plus grand plaisir !
Chaude, froide, tendance ou tradition, les soupes restent des monuments de notre patrimoine culinaire. Il existe toujours un moment pour partager une soupe en famille, avec des amis ou dans un bar-restaurant tendance. La soupe revient à la mode et la valeur diététique de cet aliment n'est plus à prouver !
Comme toujours, Phillippe nous donne ses secrets avec simplicité, pédagogie et gourmandises. Il nous donne envie de réaliser sans tarder une de ces recettes pour ceux qu'on aime !
Un mini livre à prix très sympathique que l'on se doit d'avoir dans sa cuisine...
Un livre chez First Editions pour 2,90 euros seulement !
L'interview de Philippe Chavanne !
Pourquoi un nouveau livre sur les soupes ? 100 recettes et celle que vous préférez ? La soupe est-elle à la mode ? La soupe est-elle planétaire ?
Les soupes sont de nouveau à l'honneur non seulement à la table familiale, mais aussi dans les meilleurs restaurants. Il existe certainement un phénomène "tendance", un phénomène de mode. De nombreux restaurateurs l'ont bien compris et le phénomène n'a pas échappé non plus aux responsables de l'industrie agro-alimentaire et de la grande distribution puisque de plus en plus de marques industrielles nous proposent des soupes et potages sous toutes les formes, depuis les poudres en sachets à mélanger à de l'eau chaude jusqu'à des préparations soi-disant "maison" qui n'ont malheureusement d'artisanales que le nom. N'en déplaise aux publicités tapageuses et, parfois, bien trompeuses...
Il y a donc phénomène de mode, mais il y a encore bien plus que cela ! De plus en plus de consommateurs veulent retrouver les plaisirs et la qualité de préparations "maison", avec des ingrédients savoureux. Des préparations qui sont aussi très traditionnelles puisque les soupes font partie de la cuisine quotidienne depuis des siècles, voire des millénaires.
"Le Petit Livre des Soupes" vise donc à répondre au mieux à la demande d'un public de plus en plus large (les 65.000 exemplaires déjà vendus témoignent de l'engouement pour le sujet et du judicieux choix de recettes spécifique à ce livre), désireux de pouvoir réaliser et savourer des soupes très diverses : classiques, exotiques, chaudes ou froides,... Au total, je présente plus d'une centaine de préparations (la plupart du temps complétées par un commentaire : astuce, tour de main, info produit,...) avec, il est vrai, quelques coups de coeur tout à fait personnels,dans des genres parfois fort différents : soupe à l'ail, consommé de légumes parfumé au safran, minestrone, soupe vietnamienne au poulet,...
Il y a d'ailleurs un chapitre entier consacré aux soupes exotiques (Viet-Nam, Autriche, Espagne, La Réunion, Liban, Hongrie, Ecosse,...) prouvant par là-même l'universalité de ce type de préparations.
Quelle différence entre soupe et potage ?
Comme je l'explique dans l'introduction du "Petit Livre des Soupes", il existe une différence historique, mais également une différence sociale entre la soupe et le potage. Selon certains historiens de la nourriture, le potage serait plus ancien; les récipients de cuisson - les "pots" - seraient à l'origine du mot potage. Quant au mot soupe, il aurait une étymologie germanique, venant du mot franc "sappa" signifiant "tremper".
Les deux termes ont longtemps cohabité, jusqu'aux environs du XVIIe siècle lorsqu'apparurent des écarts sociaux de plus en plus marqués. Liquide, le potage se buvait (et se boit toujours) et était privilégié par les classes sociales supérieures. Plus populaire, la soupe se mangeait. Différence gestuelle, différence sociale aussi. Cela reste d'ailleurs toujours gravé dans nos moeurs modernes : le potage est toujours considéré comme plus raffiné, plus élégant, voire plus festif qu'une robuste soupe.
La soupe est-elle un aliment important ? Un aliment sain et équilibré ? Est-ce compliqué de faire une soupe ?
Par le passé, les soupes étaient des préparations essentielles et constituaient l'ordinaire de bien des populations rurales ou urbaines. Aujourd'hui, les soupes (sous toutes leurs formes et toutes leurs appellations) restent des préparations très importantes. L'essentiel est bien entendu de tourner le dos aux préparations insipides de l'industrie agro-alimentaire, préparations tellement "trafiquées" que les ingrédients ne possèdent plus aucune de leurs qualités nutritives. L'essentiel aussi est de privilégier les meilleurs produits, les plus frais, les plus sains et, si possible, de qualité biologique. Ces derniers sont en effet les seuls à garantir saveurs, valeurs nutritives, parfums, garanties sanitaires, équilibre nutritionnel,...
En fonction des ingrédients et des préparations choisies, les soupes peuvent apporter un maximum de plaisir gourmand, mais aussi un maximum d'éléments nutritifs aux consommateurs. En outre, l'immense majorité d'entre elles sont simples, voire même amusantes à préparer. Le plaisir de cette préparation venant alors s'ajouter au plaisir de la dégustation.
Merci beaucoup !
Soupes
Philippe Chavanne
First (Le Petit livre de)