L´oignon a toujours véhiculé de tenaces croyances populaires.
Les Egyptiens le tenait pour sacré et réglementait donc son usage : occasionnant des larmes bien incompatibles avec les jours de fêtes, il était prohibé lors de telles manifestations.
La richesse des plats de Noël en oignon (farce de la dinde), s´explique par des pratiques ancestrales. En fin d´année, chaque convive plaçait un oignon sur un autel. Le premier à germer était signe de bonheur pour son possesseur, mais en cas de flétrissement, les présages s´avéraient bien lugubres. Pour trouver son amour, prévoir le temps, rien ne valait la divination par l´oignon.
Jeunes filles, un conseil : placez un oignon sous votre oreiller, vous rêverez de votre futur époux (croyance anglaise).
De ces croyances, des traces persistent : ne dit-on pas "quant les oignons ont trop de pelure, il fera grande froidure".
Mais l´oignon remplissait aussi l´estomac, car si l´élite romaine, soucieuse de son haleine en dédaignait la consommation, il demeurait un produit de base pour le peuple qui en mangeait quotidiennement.