Après le Bocuse d'Or en 2001, François Adamski vient faire la preuve par deux de son excellence en remportant le titre convoité de Meilleur Ouvrier de France 2007.
Il devient ainsi, après Michel Roth, le deuxième chef en activité au monde à arborer les deux prestigieuses distinctions.
« Plus qu'une récompense, un état d'esprit »
Lors de la finale de la 23ème édition du concours de Meilleur Ouvrier de France (MOF) les 14 et 15 mars derniers, sur le podium, François Adamski affichait un large sourire et le fameux col bleu blanc rouge, célébrant « un moment de pur bonheur dont je rêvais depuis mes premières années au lycée du Touquet ».
Avant d'en arriver là, il lui a fallu s'entraîner cinq mois durant en vue du jour J, tout en assurant l'activité normale du restaurant de l'Abbaye Saint-Ambroix de Bourges, dont il est le Chef-Directeur. « J'ai pu compter sur le support sans faille de Yoann Gérard-Huet, mon second et de Clément Louis-Joseph, mon pâtissier. Ce concours de s'improvise pas. Il faut se surpasser pour être fin prêt ».
Prêt pour envoyer en 5h30 trois plats dévoilés seulement un mois auparavant. Au menu cette année, une tarte de noix de Saint-Jacques fraîches à la nantaise en entrée, un jeune lapin farci comme un lièvre à la royale en plat, et des ravioles de crêpes aux clémentines en dessert. Prêts, les deux commis qui lui ont été désignés le jour même, devaient l'être eux aussi. François Adamski a su les motiver : « ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes et nous avons passé cinq heures fabuleuses ».