...je prends de plus en plus de plaisir à créer autour des légumes et des fruits...
- Pourquoi êtes-vous devenu cuisinier ?
Pourquoi, je suis devenu cuisinier : tout d'abord je pense que mon environnement familial a été très déterminant de mon choix ; mes parents et ma famille avaient toujours un intérêt particulier pour les plaisirs de la table. Je suis le seul de ma famille à faire ce métier. Très jeune, je cuisinais chez moi, à l'occasion des fêtes de famille ou d'autres événements. Déjà à cette époque je prenais du plaisir à satisfaire les papilles de mes hôtes. Dès mes études terminées (un BTS de gestion), je me suis fait embauché dans un restaurant et j'ai tout appris directement chez les professionnels.
Je pense que le monde des études ne m'avait pas particulièrement attiré et j'avais une certaine envie d'autonomie. Par conséquent la cuisine qui m'attirait depuis quelques années m'a permis de trouver une certaine liberté, j'allais de restaurant en restaurant pour apprendre mon futur métier. Après mon service militaire, encore obligatoire à l'époque, je me suis fait embauché chez Michel Peignaud à Chateaufort, en 1984 dans ce restaurant était étoilé, j'ai découvert toutes les bases classiques de la cuisine française.
Puis chez Michel Guérard, en 1985, où ma vision de la cuisine a été bouleversée : à Eugénie les Bains, M Guérard, jouait avec les saveurs, les légumes, les jus, une pâtisserie plus légère, bref avec sa cuisine nouvelle et sa cuisine minceur, il m' a ouvert de nouveaux horizons. Puis Didier Oudil, le chef de Michel Guérard, m'a envoyé à Neuilly sur Seine chez Jacqueline Fenix, principale collaboratrice de Michel Guérard au « Pot au Feu » à Asnières. Chez J Fenix, j'ai rencontré à Chef formidable, Michel Rubod, en 1986, il jonglais avec les produits du marché de façon quotidienne. Sa rigueur et son imagination m'ont fasciné.