Un cuisinier amateur, voire du dimanche, réussit d'autant plus sa cuisine, ses recettes que ces dernières sont réalisées dans l'environnement des terroirs, avec des produits de la région et des " savoir-faire «, issus des traditions culinaires locales.
C'est d'ailleurs, à partir de ce constat : Terroir - cuisine, que la plupart de nos recettes sont définies ... par leur appellation d'origine telles :
Les escargots de Bourgogne, les saucisses de Strasbourg, la Bouillabaisse de Marseille et bien entendu ... le foie gras du Périgord.
Qu'est-ce donc, qui différencie : " the chef " et le cuisinier amateur ?
Certes " the chef " a lui aussi une origine géographique, des racines qui ont formé son goût qui lui ont légué des recettes .Pourtant tout son art, son talent résident dans le fait qu'il peut recréer, reproduire, travailler et servir ... à distance, grâce à des produits rapidement transportés, et maintenus en état de parfaite fraîcheur ... les recettes du terroir, à la mode de là-bas.
De plus, sa connaissance encyclopédique et son tour de main, acquis lors de différents stages en apprentissage lui permettent d'innover, jour après jour, ... selon l'arrivage, la marée, la saison , voire la cueillette .L 'artisan devient artiste et la cuisine présente ses lettres de noblesse , même à partir d'un " plat du jour " ... car la création ressemble fort à une alchimie.
" The chef " est celui qui possède naturellement ou acquiert cette mystérieuse composition mêlant d'instinct , le goût , le " savoir faire " , un brin de folie et ce je-ne-sais-quoi que d'aucuns nomment la joie de cuisiner
Quelle place alors réserver à celles, mère ou épouse, à qui nous devons notre éveil au goût, le souvenir de " bons petits plats " d'une cuisine, réputée bourgeoise, dont les recettes se transmettent de générations en générations ? Cette cuisine familiale aux saveurs douces est transcrite dans un sacro_
Saint livre, aux annotations successives, et souvent taché !
Pour moi, la toute première place !
N'est-ce pas d'ailleurs la raison pour laquelle à LYON, capitale de la gastronomie, s'il en est, on avait coutume d'appeler certains chefs : des Mères.
La Mère BRASIER, au col de la Luire, figurait parmi les plus illustres.
Vous, Mesdames, lectrices de ce précis de cuisine, un jour il vous faudra essayer de faire un marché à l'instinct, selon les arrivages, la fraîcheur ou la couleur des produits, frais bien entendu.
Tout est alors possible : inventer des mélanges , des rapprochements " sucré-salé " par exemple , rehausser vos assaisonnements , changer les modes de cuisson , en un mot essayer d'être autrement... une cuisinière !
Les étoiles, nous vous les attribuons en plus ! Car ne serait- ce qu'au quotidien, la cuisine est à elle seule ... tout un art.