En BRETAGNE, comme sur toutes les côtes de l'Atlantique, lors des grandes marées d'automne... quand la mer se retire, une armada de ramasseurs, en bottes et cirés, ratisse le fond de mer... en quête de coques.
Cette grande lessive d'équinoxe, évite aux amateurs la présence de zones trop sablonneuses, voire vaseuses, préjudiciables à la qualité des coques; étant plus sauvages, elles sont plus parfumées.
Une autre grande lessive attend les coques. Dès la cueillette, avant de remonter de la plage, il faut les frotter les unes contre les autres, les rincer, encore et encore à l'eau de mer de la marée.
De plus, pour les transporter, les laisser baigner dans un grand sceau, rempli d'eau de mer. Cueillies à marée basse, la présence de leur milieu naturel les " rassure "... Elles s'ouvrent lentement et rejettent le sable.
Cette manoeuvre se renouvelle, une fois, à l'étale ... à la marée descendante, en changeant l'eau ... de mer bien évidemment !
Voici nos coques prêtes pour la cuisson; avant leur ouverture se fera à sec dans une cocotte.
Vient alors le temps d'apprêter, de définir l'accompagnement et le mode de consommation.
Pourquoi pas avec des pâtes : des tagliatelles en plat chaud ou en salade, en plat froid ?
Servir avec un Muscadet frais, ou un Gros plant, il en existe de très bons.
Si une "coque de noix" désigne une bien "petite embarcation", une noix de coque est un bien petit fruit de mer, en comparaison des huîtres, praires... pour le goût... cela s'entend !
Cette préparation de coques, fort simple, reste appréciée des équipages, selon la recette du coq.