« Tu suces le noyau de la cerise, tu tires la vache par la queue » (air bien connu) On dit qu'elle vient du Moyen-Orient mais dans les cités lacustres du Léman, à l'âge de la pierre taillée, l'on en consommait déjà.
Dégustée sur l'arbre, c'est un délice.
Ah ! tenir les paniers pendant que les jeunes filles, en robe printanière, grimpent dans les échelles cueillir les « pendants d'oreilles ».
Louis XIV, jeune, faisait évacuer les courtisans du verger pour pouvoir se goinfrer tout seul. (L'Epicurien se doit de stigmatiser ce genre de plaisir solitaire).
Le cerisier nous fournit en fruits acides (griottes, amarelles), le merisier, lui, les variétés de bigarreaux Burlat, hedelfingen van, Napoléon.
Les cerises sont riches en sucres et pauvres en fibres attention à la ligne !
Lorsqu'elles sont abondantes et peu chères, l'on peut les congeler. Macérées dans du vinaigre de vin blanc avec oignons, estragon elles sont bienvenues pour accompagner le gibier rôti.
Ex. : Cailles au four accompagnées de petits lardons sautés avec les cerises ajoutées juste en fin de cuisson. Idem avec le confit de canard à la vinaigrette.
Le clafoutis est un classique mais on peut les servir flambées au Grand-marnier ou au Cognac ou les faire mijoter dans du cidre avec du sucre et un zeste de citron : on le servira très frais avec des biscuits secs.
Vous avez un magnifique cerisier mais vous n'en profitez guère, les moineaux vous pillent ; voici la parade impériale du ´Grand-Maître´. Suspendez quelques ´gendarmes´ (harengs saurs) aux branches de l'arbre : la gent ailée désertera votre jardin. Le procédé est radical, maintenant ses voisins prennent leurs vacances en juin !