Elle nous viendrait des romains, peut-être depuis la lointaine Egypte. Rabelais en fait consommer à Panurge et la cuisine de la Renaissance la met en vedette.
La blanche est de production artisanale et ne doit jamais voir le soleil.
La violette tient ses reflets mauves d'avoir vu le jour.
La verte pousse à l'air libre et est colorée de haut en bas.
Sont-ce ses effets ou sa forme qui ont incité la Marquise de Maintenon à dire d'elle :
´c'est la première invitation à l'amour ?´
A l'huile, au beurre, en sauce mousseline, chaque français en consomme presque 1 kg par an.
Goûteuse, pauvre en calories et riche en sels minéraux, elle a tout pour plaire, avec ses fibres, pour un petit régime de printemps.
Ne soyons pas égoïste : chats et chiens se délecteront des parties que nous aurons dédaignées.
Cynisme culinaire : l'on raconte que Fontenelle adorait les asperges à l'huile, son invité du jour au beurre. Il donna l'ordre qu'on les prépare pour moitié des deux façons. Son hôte étant pris d'une attaque, malgré son grand âge il se précipita en cuisine en hurlant :
´Tout à l'huile maintenant, tout à l'huile !´.
Si l'on évite la vinaigrette, dégustez l'asperge avec un sancerre, un viognier, un chenin du Val de Loire, une muscadelle du Sud-Ouest, accord « parfait » avec un muscat sec d'Alsace ou du Midi.