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Ça vous est forcément déjà arrivé. Au moment de manger cette excellente pêche achetée sur le marché, vous vous rendez compte qu’elle a un bord légèrement pourri. Mais rien ne vous arrête, il suffit de le couper et de se régaler du reste. Mais est-ce réellement une bonne idée ou cela risque-t-il d’avoir un impact sur votre santé ? Eh bien, cela dépend en réalité du fruit ou du légume que vous vous apprêtez à consommer. On vous explique tout.
Jeter ou manger ? Tout dépend du type d’aliment
Ainsi, en cas de moisissure, il vaut mieux être prudent. Les fruits et légumes moisis, poreux ne devraient pas être consommés et devraient être jetés directement, rappelle la virologiste Océane Sorel. C’est le cas par exemple des fraises, tomates, concombres ou encore des pêches : leur chair gorgée d’eau permet au champignon de se diffuser bien au-delà de la zone visible.
En revanche, pour les aliments “durs”, comme les carottes, les pommes ou le chou, il est possible de couper environ 2,5 cm autour de la partie contaminée et de les consommer sans danger. Même règle pour certains fromages à pâte dure comme le comté ou le parmesan.
Attention toutefois : le pain, les confitures et les jus sont à jeter dès qu’une trace de moisi apparaît, car la contamination est invisible à l’œil nu. Le bon réflexe : toujours évaluer la texture de l’aliment avant de décider.
Comment limiter l’apparition de moisissure ?
Pour limiter l’apparition de moisissures, tout commence par un bon stockage. Placez vos aliments frais au réfrigérateur et privilégiez les contenants hermétiques pour réduire l’exposition à l’air et à l’humidité. Il est aussi préférable d’acheter en petites quantités afin de consommer rapidement fruits, légumes ou pains avant qu’ils ne s’abîment. Un coup d’œil régulier aux dates de péremption, mais aussi à l’aspect et à l’odeur des produits, permet de repérer rapidement les signes de moisissure.
Enfin, si vous retirez un aliment contaminé d’un pot, comme une confiture, veillez à bien nettoyer le récipient avant de le réutiliser, pour éviter que le champignon ne se développe de nouveau.
Océane Sorel, docteure vétérinaire et spécialiste en virologie-immunologie formée aux États-Unis, a fait le pari de transférer son expertise scientifique dans l’espace numérique. Sous le pseudonyme The French Virologist, elle décortique avec pédagogie et bonne humeur les sujets complexes de santé et microbiologie. Lauréate du Prix du Public des Trophées des Français de l’étranger (2024), elle est également l’auteure du livre Virus, bactéries, microbes : tout savoir pour y échapper. Une voix rassurante et éclairée au service de la science et du grand public.