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Pâtes cacio e pepe : un chercheur en physique a (enfin) trouvé le secret pour réussir la sauce sans grumeaux

Vous adorez déguster des bonnes pâtes cacio e pepe mais vous ne parvenez pas à refaire la recette chez vous, à cause de la sauce qui ne présente pas la même apparence qu'en restaurant ? Voici enfin l'astuce pour ne plus avoir de grumeaux dans votre plat !

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Pâtes cacio e pepe : un chercheur en physique a (enfin) trouvé le secret pour réussir la sauce sans grumeaux

Adobe Stock

On adore les pâtes cacio e pepe, ce grand classique de la cuisine romaine qui semble si simple à préparer… et pourtant ! Si le plat nous fait saliver dans les trattorias italiennes, la réalité est souvent bien différente une fois en cuisine : au lieu d’obtenir une sauce onctueuse et soyeuse, on se retrouve avec une pâte grumeleuse, collante, loin de la promesse de crémeux qui fait la réputation de cette recette. Un casse-tête culinaire qui a poussé un chercheur à se pencher sérieusement sur la question. Fabrizio Olmeda, post-doctorant en physique à l’Institut des sciences et technologies d’Autriche (ISTA), a décidé de mettre la science au service de la gastronomie. Avec plusieurs collègues, il s’est attaqué à ce mystère qui hante les amateurs de cuisine italienne : pourquoi la sauce cacio e pepe tourne-t-elle si facilement ? 

Les résultats étonnants de ce chercheur en physique

Les résultats de son étude, publiés le 29 avril 2025 dans la revue Physics of Fluids, ont non seulement apporté une réponse claire, mais lui ont également valu un prix Ig Nobel, récompense humoristique décernée le 18 septembre dernier à Boston pour des travaux scientifiques insolites qui font d’abord sourire avant de faire réfléchir. Le problème, selon Olmeda, se cache dans les réactions chimiques du fromage pecorino. Mélangé à l’eau de cuisson des pâtes, il devrait donner une émulsion parfaite. Mais lorsque la température dépasse 65 °C, les protéines du fromage se dénaturent et s’agglutinent : c’est l’apparition fatale des grumeaux. L’amidon contenu naturellement dans l’eau des pâtes n’est pas toujours suffisant pour stabiliser la préparation. La solution, d’une simplicité presque déconcertante, réside dans l’ajout d’un peu plus d’amidon. Concrètement, le chercheur recommande de préparer un mélange à base de poudre d’amidon (fécule de pomme de terre ou de maïs), représentant 2 à 3 % de la masse du fromage, et de l’incorporer à basse température. L’amidon se lie alors aux protéines du pecorino et empêche leur agglutination. Le résultat ? 

Enfin une sauce lisse et onctueuse !

Une sauce lisse, brillante, parfaitement homogène, qui enveloppe les pâtes sans jamais accrocher. Pour les puristes, la recette reste la même : des tonnarelli al dente, du pecorino romano et beaucoup de poivre noir. Mais grâce à cette petite astuce scientifique, la sauce ne sera plus jamais ratée. Au-delà de l’anecdote gourmande, Fabrizio Olmeda y voit un bel exemple de ce que la science peut apporter au quotidien. Spécialiste de la physique statistique appliquée aux systèmes complexes, il avoue s’être lancé dans cette recherche par pure curiosité, convaincu que l’on peut apprendre en explorant même en dehors de son domaine d’expertise.