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Cauchemar en cuisine : “c'est un show télévisé qui ne montre pas la réalité des choses” : obligée de vendre son restaurant, une participante témoigne
Cristina LièvrePar  Cristina Lièvre  | Rédactrice

Si la gourmandise était un métier, j’aurais été embauchée en CDI depuis longtemps. Pour moi, manger n’est pas juste une nécessité, c’est une passion voire même une obsession. Dès 10h du matin, à peine arrivée au bureau, je pense déjà à mon prochain repas. Travailler dans ce milieu est une évidence. La nourriture, c’est mon péché mignon… et mon boulot.

Un an après sa participation à l’émission de Cauchemar en Cuisine, Joanne, restauratrice à Sallèles-d’Aude en Occitanie, a dû mettre en vente son restaurant quelques semaines après la diffusion de l’émission. Aujourd’hui, elle peine à trouver un acquéreur. Elle s’est confiée sur sa situation à nos confrères de chez Purepeople.

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Cauchemar en cuisine : “c'est un show télévisé qui ne montre pas la réalité des choses” : obligée de vendre son restaurant, une participante témoigne

Depuis maintenant 2011, le chef Philippe Etchebest sillonne la France pour venir en aide aux restaurateurs en difficulté dans l’émission Cauchemar en Cuisine. Un défi de taille qui ne sera malheureusement pas toujours concluant. Récemment, une enquête menée par Voici a d’ailleurs montré que 32 restaurants étaient restés ouverts et plus d’une cinquantaine avaient fermé leurs portes. Parmi eux, le restaurant de Joanne et Laurent à Sallèles-d’Aude en Occitanie. Justement, ce jeudi 15 mai, la chaîne M6 a rediffusé cet épisode tourné au printemps dernier et diffusé pour la première fois début juillet. Nos confrères de chez Purepeople ont ainsi profité de cette occasion pour prendre des nouvelles de la restauratrice. Alors que devient-elle ?

“Ça fait un peu dépotoir, tout est fait de bric et de broc”

Cela fait maintenant un an que Joanne et Laurent ont demandé de l’aide à Philippe Etchebest pour leur restaurant. À l'époque, la situation n’était plus gérable pour eux. Dès l'arrivée de Philippe Etchebest, l’ambiance est posée : “Ça fait un peu dépotoir, tout est fait de bric et de broc" affirme le chef. Et si la décoration n’est pas à son goût, côté cuisine, c’est aussi compliqué. À l’époque, les clients reconnaissaient ne pas être satisfaits comme le partage Télé-Star : “Service long (1 heure…), erreur dans les commandes, cuisson non respectée, partis sans prendre un dessert, car il ne restait que des glaces… Une soirée de vacances ratée, dommage", avait partagé l’un d’eux. "En effet, le cadre est super agréable.Serveuse au top. Par contre, brochettes très bof bof. On y va pour le cadre, mais pas pour l’alimentation... D'ailleurs très malade après….", avait ajouté un autre.

 

Les restaurateurs attendaient donc beaucoup de ce coup de pouce : “Le jeudi 4 juillet sera un grand jour pour le restaurant. Après 6 années, j'ai décidé de contacter le chef Etchebest et son équipe pour m'aider à passer un grand coup de balai ! Professionnel et personnel. Ils sont très doués pour ça. Cela marquera aussi un grand tournant pour la visibilité de ce lieu unique”.

“C'est un show télévisé qui ne montre pas la réalité des choses”

La venue du chef a eu l’effet escompté dans un premier temps puisque qu’après son passage, le restaurant était toujours ouvert et les avis sur internet étaient tous très positifs. Malheureusement, cela n’a pas duré. “La première fois qu'on le voit, on est ému, mais après réellement, ce que j'entends, c'est un show télévisé qui ne montre pas la réalité des choses, juste pour faire de l'audience. On a trouvé ça dommage de ne pas montrer quelques scènes en plus qui se sont tournées où Laurent et moi, on n'avait rien lâché” confie Joanne à nos confrères.

Ce n’est que peu de temps après la première diffusion que Joanne a décidé de mettre la clé sous la porte. “Tournage ou pas tournage, il est bien en vente. Forcément, ça a attiré de la clientèle pour juillet et août. Donc ça, c’était bien. Mais le fait est que, concrètement, il n’y a jamais eu assez de trésorerie pour lisser ce qu’on doit au cours de l’hiver pour tenir un établissement debout. Et puis, moi, je suis avant tout cheffe de cuisine. Je ne suis pas gestionnaire de restaurant. Donc entre les deux, ça pêche”. Elle décide alors de vendre l’établissement pour 75 000 euros. Mais 7 mois après sa mise en vente, aucun avancement. L’établissement est toujours en vente. “J'ai eu beaucoup d'acheteurs potentiels, mais les conditions de la VNF (NDLR : Voies Navigables de France) font que les gens ne veulent pas investir. La suite logique, c'est la liquidation”.