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Prêt à manger l'emballage de votre viennoiserie ? L'invention bluffante de cette start-up rend ce geste possible
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Et si le papier qui entoure votre sandwich ou votre viennoiserie devenait la prochaine bouchée ? C’est le pari de Mâche & Maché, une start-up française qui imagine des emballages comestibles pour la vente à emporter. Une idée surprenante, mais surtout pleine de promesses pour limiter les emballages à usage unique.

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Prêt à manger l'emballage de votre viennoiserie ? L'invention bluffante de cette start-up rend ce geste possible

©️ Mâche&Maché

Manger son emballage après avoir terminé son repas peut sembler un peu étrange. Pourtant, cette idée pourrait bientôt s’installer dans certaines boulangeries, pâtisseries et sandwicheries. La start-up française Mâche & Maché développe des feuilles comestibles capables d’envelopper des aliments, comme un papier classique. Son innovation repose notamment sur des purées de fruits déshydratées. Une fois transformées, elles donnent une feuille souple, pliable et suffisamment résistante pour accompagner un produit. Mais le plus intéressant ne réside pas seulement dans le fait de pouvoir la croquer. On vous dit tout !

Comment fabrique-t-on un emballage comestible ?

Mâche & Maché part de matières premières alimentaires. Selon les recettes, la start-up utilise des fruits, des légumes, des céréales ou encore des oléagineux. La purée est ensuite déshydratée afin de retirer une grande partie de son eau. Cette étape permet d’obtenir une feuille fine, plus facile à manipuler et à conserver. Le résultat ressemble à un papier alimentaire. Il peut se plier, s’enrouler ou prendre la forme d’une poche. Il ne sert donc pas uniquement à décorer. Il doit aussi contenir le produit, résister au pliage et supporter un peu d’humidité ou de matière grasse. L’emballage devient alors une partie intégrante de l’expérience. On ne retire plus une protection avant de manger. On découvre une nouvelle texture et une nouvelle saveur dès la première bouchée.

Un emballage comestible qui doit s'accorder avec l'aliment

Le défi ne consiste pas simplement à fabriquer une feuille que l’on peut manger. C’est ce qu’explique Arnaud Pfeffer, co-fondateur de Mâche&Maché au micro de BFM Business : “l’objectif est d’avoir des recettes qui s’associent avec le produit”. La feuille doit aussi avoir bon goût. Un emballage trop sucré ne conviendrait pas à un burger. Une recette trop salée masquerait les arômes d’une viennoiserie. Mâche & Maché imagine donc des associations adaptées à chaque usage. Pour une pâtisserie ou un croissant, une feuille aux fruits, aux agrumes, au cacao ou aux fruits rouges peut apporter une note douce. Pour un sandwich, un wrap ou un burger, l’entreprise peut travailler autour des pickles, de la tomate séchée, du poivron ou de l’oignon caramélisé. Cette approche donne naissance à un produit situé entre l’emballage et l’ingrédient. Imaginez un croissant enveloppé dans une fine feuille croustillante aux fruits. Ou un sandwich glissé dans une enveloppe comestible aux notes de tomates séchées. L’objectif consiste à prolonger le goût du produit, et non à ajouter une couche sans intérêt.

Cette invention peut-elle vraiment remplacer les emballages jetables ?

L’emballage comestible présente un avantage évident : il ne laisse pas de déchet après dégustation. Il peut donc réduire l’utilisation de certains papiers, films ou étuis à usage unique, notamment dans la vente à emporter. Mais cette solution doit encore relever plusieurs défis avant de se généraliser. Elle doit protéger correctement les aliments pendant le transport. Elle doit résister à l’humidité, rester agréable à manger et répondre aux exigences d’hygiène et de conservation. Son prix et sa capacité à être produite en grande quantité joueront également un rôle important. Pour l’instant, un emballage de ce type coûte 20 centimes.

Mâche & Maché cible pour le moment les professionnels de la restauration, de la boulangerie et de la pâtisserie. Ses emballages sont pensés pour une consommation rapide. Il ne s’agit donc pas encore de remplacer tous les emballages alimentaires, mais d’imaginer une autre façon de consommer certains produits nomades. L’idée a toutefois de quoi séduire. Elle transforme un geste habituellement automatique en véritable découverte. La prochaine fois que vous croquerez dans un croissant, vous ne retirerez peut-être plus son emballage. Vous commencerez par le goûter.

Julie GenestePar  Julie Geneste