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Avocat : comment acheter (plus) responsable ?

Est-il encore possible de manger de l’avocat, ce « désastre écologique », la conscience au clair ? On a posé la question à Alexandre Hattab, cofondateur d’Avocateria, une cantine parisienne dédiée à l’avocat sous toutes ses formes. Il nous a donné ses recommandations pour guacamoler plus responsable.

 

Nutritionnellement génial, car bourré de bons gras et de vitamines, ludique à cuisiner, photogénique à souhait et furieusement à la mode : l’avocat avait tout du produit parfait… avant qu’on réalise qu’en matière d’écologie, il fait plutôt figure de cancre.

 

Produit majoritairement au Mexique mais aussi en République dominicaine et au Pérou, cet « or vert » vient de loin. Pas très green, donc. Les cultures d’avocats seraient par ailleurs très gourmandes en eau et responsables de déforestations massives au Mexique. Toujours au Mexique, les producteurs subiraient le racket des narcotrafiquants, attirés par ces cultures très lucratives : acheter des avocats mexicains reviendrait donc grosso modo à financer les cartels de la drogue. « Mais si on achète des avocats d’Israël (autre producteur important), on est accusé de défendre Israël dans le conflit israélo-palestinien ! », s’exclame Alexandre Hattab.

 

Comment, alors, manger de l’avocat sans avoir l’impression d’être sérieusement dénué d’éthique (ou de faire de la géopolitique) ? « L’avocat, ça n’est pas très locavore, admet Alexandre Hattab, mais c’est aussi le cas d’autres fruits. C’est amusant de voir que personne de s’offusque si vous mangez une banane de Martinique… »

 

Avocat : quelle provenance privilégier ?

 

« Nous faisons venir les nôtres d’Espagne », explique Alexandre Hattab. « On y produit la variété Hass, qui a un petit goût de noisette et dont la chair, très malléable, permet de faire des roses d’avocat. C’est vraiment notre variété préférée. Si on en trouve en Europe, on ne va évidemment pas aller les chercher au Mexique. »

 

La viande, « dix ou quinze fois pire que l’avocat »

 

« On aime bien taper sur l’avocat mais, en termes d’écologie, il est loin d’être le pire produit qu’on peut trouver dans nos assiettes », ajoute-t-il. « La viande a un impact bien plus important au niveau de la consommation d’eau et de la pollution des sols. Je crois que c’est 10 ou 15 fois pire ». L’avocat arrive aussi bien derrière le cacao ou le café, dans le classement des mauvais élèves écolo, précise Alexandre Hattab, dont les recommandations sont simples : acheter des avocats produits de façon éco-responsable, le plus près possible de chez vous, et… éviter d’en manger trois fois par jour.

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