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Après avoir dénoncé la shrinkflation et la cheapflation, l'association Foodwatch met en exergue la stretchflation, une nouvelle technique au nom barbare qui permet aux marques d'augmenter leur prix, l'air de rien. De l’anglais “stretch”, qui signifie étirer, et de la contraction d’inflation, la stretchflation consiste à augmenter légèrement la quantité du produit et de répercuter cette augmentation sur le prix, mais de manière disproportionnée.
Augmenter ses prix, sans en informer le consommateur
Pour augmenter discrètement leurs prix, les industriels mettent en avant une augmentation de la quantité sur le packaging du produit avec des mentions telles que “format plus généreux” ou “nouveau format, + de". En parallèle, ils exercent une augmentation de prix qui bien sûr, n'est pas mentionnée explicitement et surtout, qui est n'est pas proportionnée à la quantité. Dans le rayon du supermarché, le consommateur est attiré par le nouvel emballage et ne remarque pas l'augmentation du prix au kilo.
5 marques épinglées par Foodwatch
Pour illustrer la technique de la stretchflation, Foodwatch épingle cinq marques bien connues des consommateurs. Chez Lustucru par exemple, le format des gnocchis extra fromage est passé de 285g à 300g , soit +5,3%. Dans le même temps le prix lui, a augmenté de 18,9%, passant de 6,79 euros le kilo à 8,07 euros le kilo. Même chose pour le paquet de Mikado qui a augmenté son format de 11,1% et son prix de 18,18 %. Quant au bocal de cornichons Kühne, il est passé de 185 grammes à 190 grammes (+2,7%), contre une hausse de prix de 27,92% !
Contactées par Foodwatch, les marques ont reconnu une augmentation de la quantité de leur produit ou du format de leur emballage, mais ont occulté la question du prix.