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“Ne vous laissez pas faire, vous êtes plus fortes que ça” : Stéphanie Le Quellec prend la parole sur le sexisme dans le milieu de la cuisine

Il n’est pas toujours facile pour une femme cheffe de se faire une place dans un milieu majoritairement masculin. Stéphanie Le Quellec revient justement sur ses débuts en cuisine.

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Adobe Stock 

La place des femmes dans le monde de la gastronomie est encore aujourd’hui un sujet d’actualité. Récemment, Hélène Darroze a d’ailleurs réagi face à une ancienne vidéo concernant les propos de Paul Bocuse qui disait à l'époque que “grosso modo si les femmes n’avaient pas leur place en cuisine, c’est parce qu’elles n’étaient pas très imaginatives et qu’elles faisaient la cuisine de leur mère”. Dernièrement, dans une interview accordée à Femme Actuelle en avril dernier, c’est la cheffe Stéphanie Le Quellec qui a abordé la question du sexisme au sein des cuisines. On vous explique.

“J’étais tellement déterminée à y arriver”

A l’image d’Hélène Darroze, la cheffe Stéphanie Le Quellec est désormais une référence dans la gastronomie française. Après avoir remporté la saison 2 de Top Chef, la cheffe est aujourd’hui à la tête du restaurant doublement étoilé La Scène. Un parcours impressionnant qui n’a pas toujours été facile pour cette “ancienne timide” qui n’avait pas “beaucoup d’amis” et qui était particulièrement repliée sur elle-même.

La cuisine lui a finalement permis de prendre confiance en elle et de s’exprimer à travers sa passion comme elle le confie à nos confrères : “C’est le seul endroit au monde où je me suis sentie à ma place, en puissance et en possession de mes moyens”. C’est grâce à cette détermination qu’elle surpasse tous les obstacles y compris un potentiel sexisme connu en cuisine : “Je ne me suis jamais trop posée la question du milieu masculin, j’étais tellement déterminée à y arriver que de toute façon, j’allais travailler dix fois plus dur que les autres, et prouver que ma place était là, que j’allais faire mieux que n’importe qui d’autre, un jeune homme y compris”.

La cheffe rencontre ainsi plusieurs difficultés, mais sa force et sa passion priment sur les différentes remarques qu’on peut lui faire : “J’avais tellement ce métier et cette passion chevillés au corps que, malgré les mises en garde qu’on a pu me faire, la façon dont parfois, on a peut-être essayé de me décourager, ça n’a jamais vraiment influé sur moi”

“L’essentiel, c’est d’inviter les femmes à le gérer”

Elle reconnaît ainsi que certaines personnes ont tenté de lui mettre “des bâtons dans les roues” notamment au début de sa carrière. Mais la cheffe explique qu’elle “n’a jamais voulu [s]’en servir comme d’une limite, ou d’une excuse, pour ne pas y arriver”. Elle développe ainsi une “espèce de rage” pour prouver aux personnes qui ne croyaient pas en elle, qu'elles se trompaient.

D’ailleurs, la cheffe invite les autres cheffes à faire de même : “Chacun réagit différemment à ce sexisme qui a pu exister, qui tend quand même à disparaître petit à petit. Il existe et j’ai envie de dire, malheureusement, il existera toujours. L’essentiel, c’est d’inviter les femmes à le gérer. Ne vous laissez pas faire, ne vous laissez pas intimider, vous êtes plus fortes que ça.”

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