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C’est un incontournable sur la table du petit déjeuner. Doux, parfumé et délicieusement sucré, le miel est un petit plaisir apprécié de tous. Problème, le flou règne sur les étiquettes ! Vous l’avez certainement remarqué en faisant vos courses, il est parfois compliqué de déterminer avec précision l’origine du miel. Mais tout va changer ! Car car depuis ce dimanche 14 juin, la législation est devenue plus contraignante et tous les pots doivent désormais afficher l’origine précise du miel. Une mesure salutaire pour tous les apiculteurs français...
Que prévoit la directive européenne ?
Dénommée "directive petit déjeuner", la mesure promulguée par les instances européennes se veut une opération "transparence". Désormais, tous les miels commercialisés en France et en Europe devront afficher un étiquetage bien précis, et devront obligatoirement mentionner le ou les origines du miel en question. Mieux encore, tous les pays de récolte devront être mentionnés. Ils devront être présentés par ordre décroissant de poids, avec le pourcentage correspondant à chaque origine.
La mobilisation des apiculteurs n’aura pas été vaine ! Ceux-ci se battaient depuis plusieurs années pour que les pays d’origine du miel soient clairement et explicitement mentionnés sur les emballages. Car jusqu’ici, le flou régnait, et l’origine n’était pas très clairement indiquée. Les fabricants et distributeurs avaient simplement pour obligation de mentionner "miel UE" (pour Union Européenne) ou "non UE"… Il était quasiment impossible de savoir d’où provenait vraiment le miel, et s’il s’agissait d’un mélange.
Une production française insuffisante
Cette mesure intervient alors que les rayons des supermarchés sont envahis de pots de miels importés. En effet, la production française reste insuffisante face à l’engouement des consommateurs. Selon les chiffres révélés par la filière, les apiculteurs français produisent environ 25000 tonnes par an, soit à peine la moitié de la consommation nationale. Le dérèglement climatique ne devrait pas arranger les choses. "La récolte de miel de lavande en Provence a été catastrophique et, il y a une remontée de la production de miel vers le nord", a expliqué Henri Clément, porte-parole de l’UNAF (Union nationale de l’apiculture française). Résultat, les importations vont bon train, et les prix ne sont pas les mêmes. Ainsi, le miel d’importation est acheté 2 € le kilo contre 5 € pour le miel français.
La directive "petit déjeuner" qui rend l’étiquetage beaucoup plus transparent devrait renforcer la confiance des consommateurs, et les inciter à privilégier le miel français, même s'il est plus coûteux. Car, comme le rappelle Eric Lelon, apiculteur dans l'Hérault et président de l'Interprofession apicole : "Quand vous achetez un miel français, vous soutenez l'apiculture française, derrière vous soutenez tout le travail fait par nos abeilles sur les fleurs en pollinisation, ce qui nous permet d'avoir des fruits et des légumes français." À bon entendeur…