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La France n'est pas considérée comme le pays de la gastronomie pour rien. En effet, d'après les résultats d'une étude menée par l'institut de sondages Ifop en partenariat avec l'enseigne Ikea, 94% des Français répondent "oui" à la question "cuisinez-vous ?". En revanche, il y a des petites disparités selon les régions et les habitudes face aux repas.
Les Hauts-de-France, région où on cuisine le plus
Globalement, les Français cuisinent beaucoup, et ils aiment ça. Sur les 3 000 personnes interrogées partout en France, 77 % assurent cuisiner avec plaisir, contre 23 % qui n'aiment pas trop ou pas du tout cela. C'est largement plus qu'il y a 10 ans ! En 2015 en effet, "seuls" 68 % des Français répondaient aimer faire la cuisine. Un effet "Top Chef", qui s'explique par le succès des émissions télé, des ventes de magazines et des sites web dédiés à la cuisine (merci !). On peut aussi y voir un retour à l'essentiel, une prise de conscience des bienfaits de la cuisine "fait maison".
Et s'il y en a qui l'on encore mieux compris que les autres, ce sont les habitants des Hauts-de-France. Ils sont en effet 98 % à répondre par l'affirmative à la question "cuisinez-vous". C'est donc plus que la moyenne nationale (94 %). Et ils sont 75 % à cuisiner au moins une fois par semaine, soit, une fois encore, un peu plus que la moyenne nationale (73 %).
Des repas faits maison, mais raccourcis
Si les Français aiment prendre le temps de cuisiner, ils ont en revanche modifié leurs habitudes concernant la prise des repas. Avec le rythme effréné de la vie moderne, les repas sont raccourcis : 26 minutes en moyenne pour le déjeuner, et à peine 4 minutes de plus pour le dîner (30 minutes). Deux tiers des moins de 35 ans bouclent même leur repas du midi en moins d’une demi-heure.
S'ils cuisinent un peu plus que les autres, les habitants des Hauts-de-France mangent aussi encore plus vite que les autres puisqu'ils accordent au temps du repas 22,8 minutes le midi et 27,2 minutes le soir. Un peu moins donc que la moyenne nationale. Dans cette étude, on découvre ainsi que la fréquence des grandes tablées entre amis ou en famille élargie a baissé en faveur de repas plus intimes, ou l'on resserre les liens familiaux.