• Connexion
  • Inscription
Oui, la myrtille est bonne pour la santé… mais pas n’importe laquelle

Vous êtes friand de myrtilles et aimez les consommer de toutes les façons ? Mais saviez-vous qu'il existe un critère très important pour que ces petits fruits rouges soient vraiment sains pour votre santé ?

Voir la suite de cet article plus bas
Vidéo suggérée Quels sont les produits de saison en mai ? Video 1 sur 2
Oui, la myrtille est bonne pour la santé… mais pas n’importe laquelle

Adobe Stock

Elles trônent fièrement dans les rayons des supermarchés, souvent présentées comme des “superfruits” : les myrtilles font partie des aliments les plus plébiscités par les amateurs de cuisine saine. Riches en fibres, faibles en calories, gorgées d’eau, sucrées juste ce qu’il faut et pleines de vitamines, elles semblent avoir tout bon. Mais derrière cette image presque parfaite, un détail important mérite d’être souligné : toutes les myrtilles ne se valent pas. Pour commencer, il faut distinguer deux espèces principales. La myrtille américaine (Vaccinium cyanococcus), que l’on retrouve majoritairement dans nos assiettes et la myrtille européenne (Vaccinium myrtillus), plus rare sur les étals. Il existe aussi une différence notable entre les myrtilles sauvages et celles cultivées à grande échelle. Les fruits que nous achetons en barquettes sont généralement issus de variétés sélectionnées pour leur aspect : plus grosses, plus sucrées, moins acides, avec une belle peau brillante et une durée de conservation rallongée. 

Voici les critère fondamental à prendre en compte pour vraiment manger des myrtilles bénéfiques pour la santé

Problème, cette sélection variétale s’accompagne d’une perte partielle de nutriments. Les myrtilles sauvages, elles, n’ont pas cette “vie facile”. Elles poussent naturellement dans des environnements exigeants et doivent résister aux conditions climatiques et aux attaques d’insectes. Cette adaptation produit un effet bénéfique : elles développent davantage de composés phytochimiques protecteurs, notamment les fameux anthocyanes responsables de leur couleur intense. “Les myrtilles sauvages doivent pousser et survivre dans des conditions stressantes, et elles y parviennent grâce aux composés phytochimiques qu’elles produisent”, explique à nos confrères de Blueberries Magazine, Mary Ann Lila, directrice de l’Institut des sciences végétales pour la santé humaine de l’Université d’État de Caroline du Nord. Ces composés sont de puissants antioxydants qui protègent nos cellules contre le vieillissement prématuré et certains dommages liés aux radicaux libres. Les myrtilles cultivées en contiennent aussi, mais en moindre proportion. 

Faut-il arrêtre de consommer des myrtilles vendues dans le commerce ?

La différence est visible à l’œil nu : les myrtilles sauvages, plus petites et souvent irrégulières, tachent davantage les doigts et la langue. Ce pigment plus intense est le signe d’une concentration nutritive supérieure. Faut-il pour autant bouder les myrtilles cultivées ? Pas du tout. Les experts soulignent qu’elles restent excellentes pour la santé, à condition de les intégrer dans une alimentation variée. “Ce n’est pas parce qu’elles sont un peu moins riches en nutriments que les myrtilles sauvages qu’elles perdent tout leur intérêt”, rappellent nos confrères. De plus, la recherche avance : en Andalousie, par exemple, producteurs et scientifiques travaillent déjà sur de nouvelles variétés capables de rivaliser avec les fruits sauvages sur le plan antioxydant.

Dans le même univers