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Thierry Marx, Mauro Colagreco, Grégory Coutanceau… : quel est ce poisson que plusieurs grands chefs refusent désormais de cuisiner ?

Plusieurs chefs ont pris la décision d’unir leurs voix afin de sauver un produit qui se fait de plus en plus rare et qui pourrait bien disparaître. Ils ont ainsi affirmé ne plus cuisiner ce produit jusqu’à nouvel ordre.

Abaca 

Thierry Marx, Mauro Colagreco, Grégory Coutanceau, Cédric Béchade, Olivier Roellinger… La liste est encore longue. Au total, plus de 3 500 chefs, dont une centaine à titre individuel, 580 dans les relais chateaux et 2 000 hôteliers et restaurateurs d’Ile-de-France ont décidé de faire front ensemble. Tous ayant pris la même décision, celle de ne plus cuisiner un produit, un poisson “en danger critique d’extinction" : l'anguille.

A quel poisson les chefs ont-ils renoncé ?

“Je m’engage à ne plus servir d’anguille” : le message est clair. Beaucoup de chefs se sont exprimés sur leurs réseaux sociaux et ont partagé leur choix de renoncer à cuisiner de l’anguille. La raison ? La disparition au fil du temps  de ce poisson.

 

L’initiative a été lancée par l’association Ethic Ocean. L’objectif est de réduire la pêche de l'anguille pour préserver l'espèce comme explique à TF1 le biologiste et ancien président du Muséum National d'Histoire Naturelle Gilles Bœuf. "Nous condamnons les Japonais et les Norvégiens qui tuent les baleines pour les manger. Regardons dans notre assiette ! Arrêtons de pêcher l'anguille, ce poisson fascinant qui mérite notre respect et notre admiration". Une campagne parrainée par Olivier Roellinger, ancien chef cuisinier, a donc été lancée. Il n’a fallu que quelques jours pour que de nombreux grands noms de la gastronomie suivent le mouvement comme Thierry Marx et Mauro Colagreco par exemple.

Pourquoi l’anguille est-elle menacée ?

Si l’anguille était très abondante jusque dans les années 1970, elle a aujourd'hui quasiment disparu des cours d’eau. Victime notamment de la surpêche, les civelles se vendent parfois à prix d’or, pouvant atteindre jusqu’à 5 000 euros le kilo au marché noir asiatique. Une denrée rare qui vaut de l’or. D’ailleurs, selon Europol, 100 tonnes de civelles sont exportées illégalement chaque année depuis l’Europe. 

 

Face à ces conditions, l’anguille est aujourd’hui considérée comme un poisson “en danger critique d’extinction”. C’est  pourquoi, mercredi, dans un rapport rendu par  les scientifiques du Conseil International pour l'Exploration de la Mer (CIEN), ils  recommandent de suspendre totalement la pêche à l’anguille. La France a d’ailleurs répondu favorablement à cette demande “par deux dispositifs : des quotas sont imposés sur les seules civelles (pas sur les autres stades de l'anguille), et une partie de ceux-ci, prélevés par des pêcheurs français, sont vendus à d'autres pays européens pour repeupler leurs cours d'eau”, explique TF1.Ces mesures permettront-elles de sauvegarder l’avenir de l'anguille ? 

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