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Cet été, faites attention à cette fraude qui sévit sur les marchés

Vacanciers, faites attention à ne pas vous faire arnaquer ! Pour vous, vacances riment avec passage obligé par le marché pour acheter de bons fruits cultivés par des petits producteurs locaux ? Et si l'on vous disait que vos bonnes tomates "du champ à l'assiette" "origine France" et "cultivées à 3km" viennent de beaucoup plus loin ?Enquête.

Sur l’autoroute des vacances, c’était sans doute un jour de chance… Pour Michel Fugain, il s’agit d’une histoire d’amour qui débute par le plus grand des hasards. Pour nous, nous sommes de sacrés veinards si l’on tombe sur un petit producteur qui vend ses abricots sur le bord de la départementale. Chacun sa définition de la chance.

 

Chance… ou arnaque ? Et si ces petits abricots récoltés à seulement 3 km d’ici venaient en fait du Maroc ou d’Espagne ? C’est une fraude qui existe, et ça s’appelle la francisation. Non, ce n’est pas un projet de loi d’Eric Zemmour. On vous explique. 

7 procès en justice pour francisation de fruits et légumes

Fraude pour "francisation" des légumes sur un marché de Marseille. Adobe

Le 2 août, on apprenait que 7 procédures devaient être ouvertes pour francisation de fruits et légumes. Sur la carte d’identité de ces produits, une origine : “made in France”. Du moins, sur le papier. Car dans les faits, c’est une autre affaire. Incapables de justifier cette origine lors d’un contrôle de la répression des fraudes, ils ont abandonné leur marchandise sur ce marché de producteurs du 14e arrondissement de Marseille. Habituellement, les factures, l’étiquetage et la qualité des produits permettent de justifier l’origine. Là, nada. 

 

On ne parle pas de quelques cagettes de tomates, mais bien de 4,5 tonnes de tomates, courgettes, poivrons et autres produits estivaux d’après les infos d’Europe 1 tirées de l’AFP. Car les supposés fraudeurs vendaient sur un marché de grossistes ; les fruits et légumes étaient achetés pour être ensuite revendus au détail sur d’autres marchés, dans des petits commerces ou transformés par des industriels.

Que fait la répression des fraudes ?

Rassurez-vous, ils sont sur le coup. Loin de se tourner les pouces, les employés de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes font régulièrement des descentes sur les marchés ou dans les entrepôts et autres entreprises pour vérifier la conformité des produits face aux exigences nationales et européennes. 

 

En 2017, la DGCCRF a contrôlé 8 346 établissements. Parmi les fraudes les plus fréquentes, on retrouve des problèmes d'indication d'origine dans plus d'1 cas sur 4 (28,5%) et des problèmes d'étiquetages (34,5%). En plus de cas de francisation, notamment sur des tomates et tomates cerise, les contrôleurs ont relevé que "des professionnels mélangeaient la marchandise issue de leur production dans une très large proportion à des produits achetés, tout en revendiquant une production locale" relate la DGCCRF.

D'autres produits sont concernés

Attention aux arnaques pendant vos vacances. Adobestock

La fraude sur l'origine des produits ne se limite pas aux fruits et légumes vendus sur les étals de marché. Après les faux miels, c'est au tour de l'arnaque aux huiles d'olive d'être pointée du doigt par une enquête de la DGCCRF. Près d'une huile d'olive sur deux n'est pas conforme à la réglementation. Huile raffinée vendue comme extra vierge, origine usurpée, manque d'informations sur l'étiquette... les usages abusifs vont bon train, particulièrement chez les grossistes, sur internet et sur les marchés. 

 

Après le petit tour au marché local pour récupérer le poulet rôti et la salade verte pour ce midi, place à un autre rendez-vous incontournables des vacanciers : le glacier "artisanal". Mais là encore, vous pourriez vous faire avoir.

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