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Champignons et intoxications : une virologiste dévoile les règles à respecter pour ne pas prendre de risque !

Si cet automne vous souhaitez partir à la cueillette des champignons avant que la saison ne se termine, voici quelques conseils pour ne prendre aucun risque.

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Cette année, les intoxications liées à la consommation de champignons sont en hausse. En effet, d’après l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), plus de 250 victimes ont été recensées depuis le 1er août, soit deux fois plus que pour le même mois en 2022. En cause ? Les autorités sanitaires expliquent que la météo a joué un rôle important. La pluie, particulièrement présente dans diverses régions de France, a favorisé la pousse de champignons. Ainsi, l’Anses explique que cela a favorisé la “consommation de champignons comestibles en mauvais état, mal conservés ou insuffisamment cuits”.

 

Mais ce n’est pas tout. Il y a en réalité de nombreuses règles à respecter en matière de champignons. Afin de ne prendre aucun risque pour la santé, une virologiste a dévoilé ses conseils.

Ce qu’il faut faire

La virologiste Océane Sorel partage régulièrement ses astuces et conseils en matière de santé et nutrition. Récemment, elle s’est attaquée à un légume phare en cette période d’automne : les champignons.

 

Beaucoup se laissent tenter par la cueillette en famille pour les cuisiner à la poêle le soir même. Mais attention, pour ne pas risquer d’être malade, il y a des gestes à appliquer, car “certains champignons sauvages peuvent être vénéneux, mais aussi contenir des microbes qui peuvent nous rendre malade”, précise la spécialiste.

 

L’experte s’est basée sur des conseils de précaution fournis par l’Anses afin d’éviter les intoxications.

 

Ainsi voici ce qu’il est bon de faire :

 

- Commencez par prévoir un grand panier, une caisse ou un carton pour déposer les champignons. N’oubliez pas de séparer les espèces. De plus, “pas de sacs plastiques, ils accélèrent le pourrissement”.

 

-Evitez les zones polluées : “Choisir un lieu de cueillette loin des bords de route, aires industrielles, décharges, pâturages, car les champignons absorbent les polluants auxquels ils sont exposés”.

 

- Concernant la cueillette, choisissez uniquement les variétés en bon état. Prélevez le champignon dans sa totalité pour faciliter l'identification. De plus, “évitez de ramasser les jeunes spécimens qui n’ont pas fini de se former pour éviter les confusions, et les vieux qui risquent d’être abîmés ou colonisés par des vers ou des insectes”.

 

Et n’oubliez pas, en cas de doute “certains pharmaciens ou associations de mycologie peuvent vous aider à les identifier”.

 

-En revenant de la cueillette, pensez bien à vous laver les mains.

 

-Prenez une photo de “votre récolte avant la cuisson : utile en cas d’intoxication”

Ce qu’il ne faut pas faire

La virologiste a également répertorié tous ces faux pas à éviter.

 

-Tout d’abord, ne ramassez que les champignons que vous connaissez parfaitement car “certains champignons vénéneux ressemblent aux espèces comestibles”.

 

-Ne consommez pas des champignons identifiés par une application mobile car “le risque d’erreur est élevé”.

 

-N’achetez jamais “des champignons commercialisés par des non-professionnels à la sauvette”.

 

-Côté préparation, ne “jamais consommer de champignons crus”. N’oubliez pas également de séparer chaque espèce avant de les cuire “20-30 min à la poêle ou 15 min à l’eau bouillante avec rejet de l’eau de cuisson”. La chaleur permettra de tuer les microbes et rendra ainsi le légume comestible.

 

-Certaines personnes sont plus à risque que d’autres, il est donc important de ne pas proposer des champignons à “de jeunes enfants et aux seniors (haut risque de déshydratation et de décès en cas d’intoxication) ainsi qu’aux femmes enceintes”.

 

Pour la conservation, vous pouvez garder les champignons au frigo 2 jours maximum ou les congeler. N’oubliez pas également de les consommer en quantité raisonnable soit 150-200 gr/adulte/semaine. 

 

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