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Certaines futures mamans sont particulièrement gênées, en fin de grossesse, par des brûlures d’estomac parfois fréquentes et inconfortables. Ces sensations de reflux sont liées à plusieurs facteurs : les modifications hormonales qui ralentissent la digestion, mais aussi la compression de l’estomac par l’utérus qui prend de plus en plus de place. Résultat : les repas peuvent devenir moins agréables au quotidien. Heureusement, il est possible d’atténuer ces désagréments grâce à certains choix alimentaires et à quelques bonnes habitudes. Découvrez lesquels.
Brûlures d’estomac et fin de grossesse : 5 aliments à mettre dans son assiette
Pour éviter de se priver et de rendre la fin de grossesse encore plus inconfortable, il est important de privilégier certains aliments au quotidien. Les Hôpitaux Ramsay recommandent notamment :
Des légumes bien cuits, idéalement à la vapeur. Certains, comme les choux ou les endives, peuvent toutefois favoriser les brûlures d’estomac ;
Des fruits doux, comme les pommes, les poires ou les bananes. Les agrumes (citron, orange, pamplemousse) sont à consommer avec prudence car ils peuvent accentuer les remontées acides.
Toutefois, la diététicienne Claire Trommenschlager tient à nuancer ces conseils pour éviter aux futures mamans de retirer ces aliments de leur assiette sans raison. Concernant les aliments réputés "difficiles" comme le chou, elle précise que l'éviction est « vraie s'ils ont tendance à faire ballonner la personne et donc augmenter la distension de l'abdomen, mais [ce n'est] pas le cas pour tous ». Pour la diététicienne, l'inconfort lié à « certains fruits ou légumes [...] est très variable selon les individus. Le mieux est de rester attentif à ses propres signaux et d'ajuster en fonction de ses propres ressentis. »
À l’inverse, certains aliments peuvent aggraver les brûlures d’estomac. Il est recomandé d’éviter les aliments gras ou frits (chips, plats en sauce…), les boissons irritantes comme le café ou les sodas, les épices fortes, le chocolat, ainsi que les aliments acides tels que les agrumes, le vinaigre ou les tomates. Une liste que complète la diététicienne Claire Trommenschlager en pointant également du doigt « les panures, les viennoiseries ou encore les boissons gazeuses ». Toutefois, la spécialiste rappelle qu'« il n'existe pas de liste type identique pour toutes les femmes » et que ces déclencheurs restent très individuels.
Au-delà de l'assiette, quelques habitudes peuvent également faire la différence. Outre le fait de fractionner les repas en cinq à six petites prises par jour plutôt que deux ou trois repas copieux, et d'éviter de s’allonger juste après avoir mangé, Claire Trommenschlager recommande de :
- Prendre son temps : il est primordial de bien mastiquer et de manger doucement.
- Gérer les liquides : essayez d'éviter de trop boire pendant le repas. Préférez « fractionner [votre] hydratation en buvant régulièrement de petites gorgées tout au long de la journée ».
- S'habiller confortablement : évitez de porter des vêtements trop serrés au niveau du ventre et de la taille.
- Bouger un peu : gardez une activité physique régulière et adaptée, comme une petite marche digestive après le repas.
- Adapter son coucher : si les symptômes surviennent particulièrement la nuit, « on peut surélever un peu le haut de son corps avec des coussins ».
Le contenu de cet article a été relu et validé par Claire Trommenschlager, diététicienne nutritionniste diplômée. Forte de plus de 10 ans d'expérience en accompagnement patient et autrice de 6 ouvrages, elle garantit l'exactitude scientifique des informations partagées. Sa mission : vous proposer des conseils fiables pour allier équilibre alimentaire, santé et plaisir au quotidien, sans aucune frustration.