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À l’instar du kimchi ou du kombucha, le kéfir est réputé pour sa richesse en probiotiques, à condition d’être préparé correctement. L’UFC-Que Choisir avait mis en lumière des marques qui ne suivaient pas totalement la recette, en constatant notamment l’absence de graines de kéfir dans la plupart des produits vendus sous le nom de kéfir. Nous avions relayé à l’époque cette information. Qu’en est-il aujourd’hui ? Les marques ont-elles modifié leur recette ? Vous allez le voir, c’est un peu plus compliqué que cela.
Une nouvelle appellation encore une fois trompeuse
Suite à la publication de l’article de l'UFC-Que Choisir à propos de la composition de plusieurs références de kéfir du commerce, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a réagi et demandé à au moins deux entreprises citées dans l’enquête de modifier le nom de leur produit en enlevant le terme kéfir, ou bien de modifier la recette pour qu’elle corresponde au produit. Plusieurs enseignes ont alors trouvé une autre option, utiliser le terme kéfir doux pour définir ses références. Ce dernier est autorisé en Allemagne pour parler des laits fermentés uniquement par des bactéries lactiques. Il ne s’agit donc toujours pas de vrai kéfir, mais les consommateurs ne peuvent pas forcément faire la différence.
Les justifications des enseignes
Pour expliquer ce choix de composition, certaines marques utilisent l’argument des goûts des consommateurs français. Danone déclare notamment “Nous avons simplement choisi des conditions de fermentation qui favorisent davantage l'activité des bactéries lactiques, pour obtenir un produit plus doux” “le choix a été fait de proposer un profil sensoriel différent de celui d'un kéfir traditionnel […], plus adapté aux goûts des consommateurs français”. D’autres alternatives de laits fermentés bien moins chers existent comme le lait ribot ou le leben.