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Le corps humain est une machine bien huilée. Le lait maternel, lui aussi, s’adapte en permanence aux besoins de votre bébé : au fil du temps, des saisons, et même au cours d’une même tétée, il lui apporte tout ce dont il a besoin. L’Organisation mondiale de la Santé recommande d’ailleurs l’allaitement exclusif jusqu’à six mois. Mais certains enfants semblent mal le tolérer. Le lactose en est-il la cause ? On vous explique tout.
À 85-90 % le lait est composé principalement d’eau. Cela permet une une hydratation optimale du nourrisson. Le reste se compose d’un mélange précis de nutriments essentiels : protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux...
- Les protéines qu’il contient participent à la croissance et au développement global du bébé. On y trouve les anticorps qui jouent un rôle majeur dans la défense immunitaire en aidant l’organisme à reconnaître et éliminer les agents infectieux.
- Les lipides apportent des acides gras essentiels, indispensables à la maturation du cerveau et du système nerveux. Comme l’organisme ne peut pas les produire, ils doivent être fournis par l’alimentation maternelle, d’où l’importance d’une alimentation diversifiée.
- Les glucides sont représentés en grande partie par le lactose, source d’énergie essentielle à la croissance, mais aussi par des fibres non digestibles qui soutiennent le développement des bonnes bactéries intestinales.
Enfin, le lait maternel contient des hormones qui participent à la régulation de certaines fonctions comme le sommeil, l’appétit et le lien d’attachement entre la mère et l’enfant.
Allaitement et intolérance au lactose : que faire ?
Toutefois, si le lait maternel contient bien du lactose, il n’est généralement pas recommandé d’arrêter l’allaitement en cas d’intolérance suspectée chez le bébé. Le lactose est en effet un élément essentiel du lait maternel et joue un rôle important dans l’apport énergétique et le développement du nourrisson.
Dans la majorité des cas, les troubles attribués à une intolérance sont en réalité liés à d’autres causes digestives transitoires. La diététicienne Claire Trommenschlager rappelle d'ailleurs qu'il faut faire « attention à ne pas confondre intolérance au lactose et allergies aux protéines de lait de vache, qui sont deux choses différentes et ne se traitent pas de la même façon. » C’est pourquoi seul un avis médical permet de confirmer le diagnostic et d’adapter, si besoin, la prise en charge.
Lorsque l’intolérance est avérée et nécessite un ajustement, des solutions existent, mais l’allaitement reste souvent maintenu, parfois accompagné d’un accompagnement spécifique ou d’un traitement adapté, toujours sous suivi médical.
Le contenu de cet article a été relu et validé par Claire Trommenschlager, diététicienne nutritionniste diplômée. Forte de plus de 10 ans d'expérience en accompagnement patient et autrice de 6 ouvrages, elle garantit l'exactitude scientifique des informations partagées. Sa mission : vous proposer des conseils fiables pour allier équilibre alimentaire, santé et plaisir au quotidien, sans aucune frustration.