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On le sait, le goûter est un moment sacré pour les enfants. Généralement, pour limiter les gâteaux industriels, les parents préfèrent opter pour les compotes composées par exemple de 5 fruits. Cela permet de couvrir ainsi les besoins nutritionnels des enfants. Mais ces compotes à boire sont-elles vraiment bénéfiques pour la santé des tout-petits ? Le médecin Jean-Michel Cohen s’est penché sur le sujet. Voici sa réponse.
Du sucre et peu de fruits
Généralement, quand arrive 16h30, il n’y a pas de doute : c’est l’heure du goûter. Afin de le transporter aisément et de le préparer rapidement, beaucoup se tournent vers ce que proposent les supermarchés. Ainsi, on choisit souvent des gâteaux industriels. Pour intégrer une portion de fruits, de nombreux parents optent pour les compotes à boire, des encas dont les enfants raffolent. Le format en gourde est assez ludique et facile à transporter partout.
Mais voilà… Si le packaging affirme que ces produits sont composés de 5 fruits, ce n’est en réalité pas toujours le cas — bien au contraire. Après avoir analysé une compote à boire censée contenir 5 fruits (framboise, pomme, goyave, litchi et fruit de la passion), le médecin Jean-Michel Cohen explique qu’elle est en réalité composée de “pomme à 80 %, et tout le reste, ce sont de petits pourcentages de quelque chose”. Le verdict du médecin ? "Les gourdes nous prennent vraiment pour des gourdes".
De plus, une gourde contient l'équivalent de 2 carrés de sucre, soit environ 10g de sucre. Une quantité importante quand on sait que l’OMS recommande les consommations suivantes :
Pour un enfant de 4 à 8 ans :
- maximum 25 g de sucres libres par jour (environ 5 morceaux de sucre)
Pour un enfant de 9 à 13 ans :
- 30 à 40 g maximum par jour selon les besoins énergétiques
Que manger à la place ?
“Les parents, faites attention” alerte le médecin. La gourde en compote pèse 90 g et représente donc la moitié d’un fruit. Ainsi, Jean-Michel Cohen explique que le mieux est de donner un fruit à vos enfants. Cela ne sera que meilleur. “Vraiment, essayez de les éduquer” finit par conclure le médecin.