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Les “Coups de pousse” de 750g pour les fromages fermiers d’Alexandra en Haut-Beaujolais

750g s’engage pour le bien manger car il n’y a pas de bonnes recettes sans bons produits. Chaque jour nous partageons une cuisine qui va de pair avec une consommation de qualité et de saison. Nous ne sommes ni militants, ni culpabilisants mais juste gourmands & responsables.

Pour aller plus loin, nous soutenons avec nos “Coups de pousse” des projets agricoles locaux et responsables pour manger plus local, plus durable et toujours de saison. Ce soutien se fait en partenariat avec la plate-forme Miimosa, 1ère plateforme de financement participatif exclusivement dédiée à l’agriculture et à l’alimentation. Les “coups de pousse” 750g sont attribués à des projets agricoles français, avec un impact direct sur la transition alimentaire. 

750g abonde chaque collecte sélectionnée d'une somme généreuse et met en place une campagne de communication dédiée à chacun des 5 projets choisis en 2021.

Nous avons le plaisir de vous présenter le quatrième projet que nous soutenons : “ Les fromages fermiers d’Alexandra en Haut-Beaujolais"

Au moment où nous discutons avec Alexandra Heim Carrie, elle s’apprête à compléter sa formation agricole grâce à un stage de conduite de troupeau caprin en Ardèche. On sent de suite que l’idée de passer deux semaines au grand air la motive énormément.

 

Alexandra a grandi avec ses frères au Botton dans la ferme de ses parents et de ses grand-parents, dans le  Haut-Beaujolais. Ils y élèvent des chèvres et des vaches et produisent des fromages au lait cru au sein de l’exploitation qui a toujours été un lieu d’accueil. 

 

Elle suit des études de gestion puis part pendant une dizaine d’années travailler sur des programmes d'urgence pour des ONG. Elle y gère des grosses missions humanitaires, aussi bien en Afrique qu'au Pakistan, en Afghanistan et qu’en Haïti. C’est à cette occasion qu’elle rencontre son mari Jean. 

 

De retour en France, elle se forme et s’oriente dans le domaine médico-social dans lequel elle va travailler pendant 10 ans. Elle devient directrice d’Ehpad mais finit par avoir du mal à se retrouver dans cet environnement. Elle aime la partie management et le fait de faire évoluer ses équipes mais aspire à une activité plus manuelle et rêve de pouvoir gérer sa propre entreprise. 

 

L’idée de reprendre la ferme de ses parents ne lui vient pas de suite à l’esprit, certainement en raison du poids de la tradition qui fait que ce sont souvent les garçons qui le font. Finalement, les choses bougent et il devient comme une évidence pour Alexandra de reprendre la ferme familiale. Elle a l’appui de sa famille très unie et attachée à cet héritage familial. Jean est un soutien primordial dans ce projet qui implique un changement de vie pour toute la famille.

 

“Nous avons la chance en France de pouvoir se former à tout âge pour changer de voie.”

 

Après une étude du modèle économique, plusieurs formations liées à la conduite d’exploitation agricole, le 1er janvier 2022, c’est officiel : Alexandra reprend la ferme familiale. Son papa est déjà à la retraite mais il reste impliqué sur la ferme et sa maman le sera bientôt, le timing est parfait. Elle sera agricultrice, éleveuse et fromagère. Elle va s’associer avec l’un de ses frères, ingénieur en génie civil. Il a des compétences complémentaires aux siennes, notamment par rapport à la production des fourrages, point vital pour l'alimentation des animaux en hiver.

 

“Je souhaite conserver la transformation du lait cru en fromage. Saviez-vous qu’en France seuls 15% des fromages sont fabriqués à partir de lait cru ?”

 

Alexandra est vraiment attachée à la préservation de ce savoir-faire traditionnel et ancestral. Le lait de chèvre issu des 2 traites journalières est maturé puis ensemencé avec un ferment lactique maison et de la présure. La moulage du lait caillé se fait à la louche dans des moules différents selon les types de fromage. En effet, la ferme a toujours fabriqué aussi bien des fromages au lait de chèvre, au lait de vache (le lait provient maintenant de la ferme voisine) et, spécificité assez rare, des fromages avec un mélange de lait de vache et de chèvre qui plait beaucoup. Ce fromage permet d’avoir un produit moins gras qu’un fromage au lait de vache et avec des saveurs plus soutenues. 

 

Les fromages sont retournés dans les moules puis égouttés, séchés et affinés. On les retrouve à différents types d’affinage, en partant de la faisselle pour aller vers une version plus adaptée aux tartines, jusqu’au fromage de dégustation.

Ils sont vendus en direct au sein de la ferme mais aussi dans des épiceries locales partenaires. 

Les chèvres sortent au pâturage tous les jours et sont nourries via les fourrages issus des prairies naturelles et permanentes autour de la ferme. Le bien être animal est essentiel pour produire des fromages au lait cru.

 

Bon à savoir : Les modes d'élevage et de fabrication fromagère s'inscrivent dans les standards de l'agriculture biologique.

Pourquoi ce financement participatif sur Miimosa ?

La gamme des fromages de la ferme de Botton

Pour développer cette production de fromages au lait cru et faciliter le quotidien, ce financement participatif va permettre de créer un véritable espace d’affinage mais aussi d'acheter du matériel spécifique comme un hâloir (séchoir destinés aux futures tommettes lactiques) mais aussi une chambre froide et un lave-batterie. Ce dernier est précieux pour ne plus laver tous les moules et matériaux à la main. 

Comment participer à ce beau projet ?

Nous vous invitons tout simplement à participer sur ce lien.

 

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