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Vous buvez plus de 4 verres de vin par semaine ? Voilà les effets sur votre cerveau

On savait qu'une consommation excessive d'alcool pouvait endommager le cerveau et provoquer de graves problèmes de santé. Aujourd'hui, une nouvelle étude de grande ampleur suggère qu'une consommation modérée de quelques verres de vin ou de quelques pintes de bières, pourrait déjà avoir des conséquences non négligeables sur notre santé.

La France est le 2e plus gros consommateur de vin au monde. Adobestock

Sans alcool, la fête est plus folle scandait un ancien message publicitaire. Message qui, de toute évidence, est rentrée par une oreille mais est ressortie de l’autre. Dans un pays où le vin est culturellement ancré et associé aux retrouvailles et à la sociabilité, difficile de se faire entendre. Encore aujourd’hui, on consomme en moyenne 11,7 litres d’alcool par an. C’est beaucoup.

 

Pourtant, les recommandations officielles diffusent des messages de prévention depuis des années, mais certains font la sourde oreille et sont mauvais élèves en matière de consommation… parfois sans même s’en rendre compte. Presque 1 Français sur 4 dépasse les recommandations maximales de 10 verres par semaine, avec des jours off. Si vous êtes invité, prenez de l'eau gazeuse ou l'un de ces 5 cocktails sans alcool.

 

Des milliers de décès dus à l'alcool chaque année

L'alcool a des conséquences graves sur la santé. Adobestock

Pourtant, ces repères de consommation, édités conjointement par Santé Publique France et l’Institut national du Cancer, ne sont pas dictés dans le vent. Ils visent à réduire les risques pour notre santé. Chaque année, l’alcool est responsable de 16 000 décès par cancer et 9 900 dues à une maladie cardiovasculaire causée par une consommation excessive. Si l’alcool n’a pas toujours des conséquences aussi funestes, il peut avoir un impact sur nos facultés motrices et notre capacité à réfléchir. 

 

Le monde scientifique était unanime : l’alcool, même à faible dose, fait des ravages. Pour s’en convaincre un peu plus, une nouvelle étude vient de paraître dans la très renommée revue Plos Medicine.

 

2 bons verres de vin mardi soir pour un repas à la maison, 1 grand verre mercredi pour finir la bouteille et 25cL de bière samedi à la soirée d’anniversaire de Yoann : atteindre 7 unités d’alcool en une semaine, ça peut aller très vite et on ne s’en rend pas toujours compte, notamment parce qu'un verre de vin au restaurant et un verre de vin à la maison, ce n'est pas la même chose. Pour partir sur les mêmes bases, sachez qu'une unité correspond à 0,8g d’alcool pur, soit 1 verre de vin de 10cL (ce que l'on sert au restaurant) ou un demi de bière à 5°. Cette consommation, que l’on pourrait à tort considérée comme modérée, a déjà des répercussions sur le cerveau. 

Plus de vin, c'est moins de matière grise

Une consommation modérée d'alcool entraîne un risque. Adobestock

On savait que « Le dépôt de fer dans le cerveau a été lié à plusieurs affections neurodégénératives et signalé dans la dépendance à l'alcool.» Ce que l’on ne savait pas, c’était si le fer se déposait avec une consommation modérée. Spoiler : oui. Pour le prouver, les chercheurs ont analysé les données de 20 729 personnes issues de la biobank du Royaume-Uni. Basées sur une auto déclaration de la consommation d’alcool et des analyses par Imagerie de Résonance Magnétique, ces recherches ont permis de constater la présence en excès de fer dans le cerveau et son impact.

 

Avec 7 unités d’alcool hebdomadaire, le cerveau accumule du fer en excès. Or, le fer a une incidence négative sur les neurones, causant leur mort. De facto, cela diminue nos capacités motrices, mais pas seulement. L’apprentissage et la réflexion sont aussi mis à mal comme le précisent nos confrères de FranceInfo. Cette étude vient compléter les nombreuses connaissances déjà acquises sur le sujet. 

 

Pour rappel, une consommation dite légère pourrait entraîner un déclin cognitif. Il suffirait d’une bière par jour pour accélérer le vieillissement du cerveau. On perdrait de la matière grise, chargée du traitement de l’information, et de la matière blanche, chargée de la diffusion des infos dans le système nerveux. Plus la consommation grandit et devient régulière, plus le risque de séquelles neurologiques est élevé.

 

Il est donc important de limiter sa consommation d’alcool. Les auteurs ne précisent pas si les effets sont irréversibles ou non. Mieux vaut prévenir que guérir, alors voici notre recette de cocktail sans alcool à la pastèque, à la menthe et au citron. Parce que sans alcool, la fête est plus folle. 

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