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Intolérance ne veut pas dire allergie aux protéines de lait de vache ! Ainsi, si votre médecin vient de vous annoncer que votre enfant ou nourrisson était intolérant au lactose, pas de panique. Il ne s’agit pas d’une véritable allergie, mais plutôt d’un dysfonctionnement du métabolisme. Cela se caractérise principalement par la difficulté pour le système digestif de digérer correctement le lactose. L’inconvénient est que l’on trouve du lactose naturellement dans de nombreux aliments comme le lait de vache, de brebis et de chèvre, et que cela peut être plus difficile de nourrir son jeune enfant. Alors voici quelques conseils pour gérer l’intolérance de votre enfant plus facilement.
Intolérance primaire ou secondaire : comment faire la différence ?
En cas d’intolérance au lactose, l’alimentation de votre bébé devra être adaptée progressivement.Votre médecin pourra recommander de supprimer temporairement ou durablement les aliments contenant du lactose. Cela concerne principalement les laits et produits laitiers, ainsi que de nombreux aliments préparés à base de lait ou de crème, parfois moins évidents à identifier dans l’alimentation du quotidien.
S’il s’agit d’une intolérance dite primaire, l’organisme ne produit pas ou très peu de lactase, l’enzyme nécessaire à la digestion du lactose. L’enfant devra alors suivre un régime sans lactose sur le long terme, avec des laits infantiles spécifiquement formulés “sans lactose”. À partir de la diversification alimentaire, généralement autour de 6 mois, son alimentation pourra être complétée avec des fruits, des légumes, des viandes, du poisson et des céréales, afin de couvrir ses besoins nutritionnels.
Un suivi médical régulier est essentiel, notamment pour s’assurer des apports en calcium, qui peuvent être plus difficiles à atteindre en l’absence de produits laitiers.
Dans les formes dites secondaires, souvent transitoires, il peut suffire de remplacer temporairement le lait classique par un lait sans lactose. Certains produits laitiers comme les yaourts ou certains fromages, naturellement plus pauvres en lactose grâce à leur fabrication, peuvent parfois être mieux tolérés.
Enfin, si l’intolérance concerne un bébé allaité, l’arrêt de l’allaitement n’est généralement pas nécessaire. Un avis médical permettra d’adapter au mieux la prise en charge et de trouver la solution la plus appropriée pour l’enfant.
Lait sans lactose : comment l’utiliser ?
Les laits sans lactose, disponibles en pharmacie, ne doivent être utilisés que sur avis médical en cas d’intolérance suspectée ou confirmée. Ils peuvent aider à soulager les symptômes tout en couvrant les besoins nutritionnels du bébé. Leur introduction se fait sous contrôle du pédiatre, parfois progressivement. Dans les formes légères, l’allaitement peut être maintenu avec un apport de lactase. Il existe différentes formules selon l’âge (1er âge, 2e âge, croissance), toujours adaptées aux besoins de l’enfant et à encadrer médicalement.
Avec un accompagnement adapté et un suivi médical régulier, l’intolérance au lactose peut être gérée sereinement au quotidien.
Le contenu de cet article a été relu et validé par Claire Trommenschlager, diététicienne nutritionniste diplômée. Forte de plus de 10 ans d'expérience en accompagnement patient et autrice de 6 ouvrages, elle garantit l'exactitude scientifique des informations partagées. Sa mission : vous proposer des conseils fiables pour allier équilibre alimentaire, santé et plaisir au quotidien, sans aucune frustration.