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Que peut-on manger quand on est intolérant au lactose ? La question revient souvent chez les personnes concernées. Si la tolérance varie d’un individu à l’autre, certaines alternatives existent et peuvent mieux passer au quotidien. Parmi elles, le lait de chèvre ou de brebis est parfois évoqué. Mais sont-ils vraiment adaptés en cas d’intolérance ? On fait le point.
Lait de vache ou de chèvre : une différence notable
Si vous pensiez avoir trouvé la solution pour tromper votre intolérance au lactose, vous risquez d’être déçu. En effet, le lait de chèvre contient du lactose. Cependant, si votre seuil de tolérance est assez élevé, il est important de noter que le lait de chèvre possède une teneur moindre en lactose : environ 4,1 à 4,7 g de lactose pour 100 g. Pour le lait de vache, il faut compter entre 4,8 et 5 g. “Il arrive souvent qu’une personne ne tolérant pas le lait de vache assimile mieux le lait de chèvre. Néanmoins, il est nécessaire de prendre des précautions car chez certaines personnes intolérantes au lactose, même ce faible montant peut provoquer des effets indésirables” précise Nathalie Majcher, diététicienne et nutritionniste.
Même constat pour le lait de brebis. Souvent présenté comme plus digeste, il contient pourtant du lactose et ne convient pas forcément aux personnes intolérantes. Si certains le tolèrent mieux, cela dépend surtout de leur sensibilité individuelle. “Oui, le lait de brebis contient environ 4,5 g de lactose pour 100 ml de lait, soit autant ou un peu plus que le lait de vache, qui en contient 4,2 g pour 100 ml. Si vous êtes sensible au lactose, vous réagirez donc aussi au lait de brebis” détaille Anne Guillot, nutritionniste. Mieux vaut donc le tester avec prudence avant de l'intégrer régulièrement à son alimentation.
Lait de chèvre : peut-on en boire en cas de APLV ?
Pour les allergiques aux protéines de lait de vache, il est préférable d’éviter le lait de chèvre. Les protéines du lait de chèvre restent similaires à celles du lait de vache, ce qui peut entraîner des réactions allergiques. Contrairement à une idée reçue, remplacer le lait de vache par du lait de chèvre ne permet donc pas de contourner une APLV. En cas d’allergie avérée, mieux vaut se tourner vers des alternatives spécifiquement recommandées par un professionnel de santé et adaptées à son profil.