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Philippe Etchebest, Thierry Marx, Mauro Colagreco... 50 chefs étoilés montent au créneau contre l'agriculture intensive

Cinquante chefs étoilés dénoncent les conséquences néfastes d'une agriculture intensive et s’unissent pour faire entendre qu'une autre voie est possible alors que la loi d'orientation agricole va être étudiée à l'Assemblée Nationale.

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Philippe Etchebest, Thierry Marx, Mauro Colagreco... 50 chefs étoilés montent au créneau contre l'agriculture intensive

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Ce dimanche 17 mai 2026, une cinquantaine de grands chefs (dont Philippe Etchebest, Mauro Colagreco et Thierry Marx) ont signé une tribune dans Le Monde. Ils y dénoncent les dérives du modèle intensif et interpellent les députés qui examinent aujourd'hui la loi d'orientation agricole.

Pour ces professionnels de la gastronomie, la course à la productivité et aux « giga-fermes » prônée par la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, est une impasse. « La compétitivité seule est un mirage ; la santé et la souveraineté sont des questions de survie », écrivent-ils.

Le terroir en danger

Jacques Marcon, chef triplement étoilé et coauteur du texte, rappelle l'urgence de défendre les petites exploitations : « Vendre du blé au bout du monde pour importer du poulet de Pologne, c'est une chose. Mais il faut penser local. Sans petites fermes, c’est notre gastronomie qui est menacée ».

Le constat est alarmant : les terres s'épuisent et les agriculteurs partent à la retraite sans être remplacés. De plus, le prix bas des terres en France (6 000 € l'hectare contre 12 000 € en Pologne) attise la convoitise des géants de la finance.

Deux solutions concrètes

Pour installer les jeunes et protéger les sols, les chefs proposent deux mesures phares :

  • Un fonds foncier national : Financé par l'épargne citoyenne (via les PER) pour racheter des terres et les mettre à disposition des nouveaux agriculteurs.
  • Un crédit d'impôt "Girardin agricole" : Pour inciter les citoyens à financer les outils de vente directe et de transformation des fermes à taille humaine.

Selon ces cuisiniers, sauver le monde paysan n'est plus une option, c'est une question de survie pour notre alimentation.

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