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"J'ose tout, mais c'est pour le bien des gens" : Philippe Etchebest explique la raison de son intransigeance dans Cauchemar en cuisine
Cristina LièvrePar  Cristina Lièvre  | Rédactrice

Si la gourmandise était un métier, j’aurais été embauchée en CDI depuis longtemps. Pour moi, manger n’est pas juste une nécessité, c’est une passion voire même une obsession. Dès 10h du matin, à peine arrivée au bureau, je pense déjà à mon prochain repas. Travailler dans ce milieu est une évidence. La nourriture, c’est mon péché mignon… et mon boulot.

Entre coups de gueule et mission de sauvetage, Philippe Etchebest lève le voile sur les coulisses de Cauchemar en cuisine. Découvrez comment le chef bouscule les codes et les restaurateurs pour sauver des établissements en péril.

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"J'ose tout, mais c'est pour le bien des gens" : Philippe Etchebest explique la raison de son intransigeance dans Cauchemar en cuisine

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Une main de fer dans un gant de fer ? C’est peut être le bon adage pour résumer le rôle du chef Philippe Etchebest dans l’émission Cauchemar en cuisine. Direct, intransigeant, le MOF ne prend pas de pincettes durant les tournages du programme. Un seul objectif en tête : venir en aide aux restaurateurs pour les sortir de leurs difficultés. Récemment, il s’est livré au micro d’Europe 1 sur cette émission culte et s’est notamment confié sur les coulisses. Voici ce qu’il fallait retenir. 

"On peut ouvrir un restaurant sans qualification"

Pour Philippe Etchebest, le constat est sans appel : les règles imposées aux restaurateurs manquent de rigueur. Un premier point de discorde qu'il n'hésite pas à pointer du doigt : "Un coiffeur ne peut pas ouvrir un salon sans diplôme, ni expérience. Nous, on est le seul métier qui donne cette possibilité. On peut ouvrir un restaurant sans qualification. Comment peut-on donner la possibilité à n'importe qui d'ouvrir un restaurant ? ".

Ce manque de rigueur n’est pas sans conséquence : pour le chef, ce laxisme ambiant fait peser des risques sérieux sur l’avenir du secteur et la sécurité des clients : "Il y a une dangerosité, on l'a vu avec des intoxications graves. Il y a des règles à respecter, c'est un vrai métier, un vrai savoir-faire."

"J'ose tout, mais c'est pour le bien des gens"

Face au désarroi des restaurateurs, le constat de Philippe Etchebest est sans appel : "Les gens sont pris dans une spirale négative jusqu'au moment où ils ne voient plus rien". Dans ce contexte, son rôle devient crucial pour briser ce cercle vicieux. Pour provoquer un véritable électrochoc, il n'hésite pas à bousculer les participants, quitte à laisser éclater sa colère. Une méthode radicale qu'il assume totalement : "J'ose tout, mais c'est pour le bien des gens. Ce n’est pas facile mais j'essaie de faire prendre conscience aux gens que le métier de la restauration n'est pas donné à tout le monde. La transformation est parfois surprenante mais les gens me disent après qu'il fallait qu'une personne vienne pour leur mettre le nez dans le caca et les faire réagir", assure-t-il. 

"Ce n'est pas une émission pour faire que de la télé"

La véritable mission de Philippe Etchebest dépasse le simple cadre du divertissement"Ce n'est pas une émission pour faire que de la télé", précise le Meilleur Ouvrier de France. Pour lui, l'essentiel réside dans l'accompagnement durable : "Il y a un vrai suivi dans le cadre de cette émission".

C’était d’ailleurs une condition sine qua non posée par le chef dès le départ : "J'avais demandé à la chaîne qu'il se passe quelque chose après mon passage. Donc, il y a une société avec des experts en pilotage d'entreprise qui suivent les restaurateurs pendant 6 mois, qui les accompagnent dans la gestion et dans la communication pour les aider à sortir la tête de l’eau".

Malgré un contexte économique difficile, l'efficacité du programme est bien réelle : selon un bilan publié par le média Voici, 32 établissements aidés depuis le lancement en 2011 sont toujours en activité aujourd'hui grâce au passage du chef.

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