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Saviez-vous que l'on pouvait imprimer des steaks de boeuf en 3D ?

Des chercheurs de l’université d’Osaka au Japon ont recréé de la viande de boeuf Wagyu en impression 3D à partir de cellules de bœuf, le 24 août dernier. Comment ont-ils fait et qu’est-ce que cela va apporter face aux enjeux environnementaux, sanitaires, sociaux et économiques ? On vous explique tout.

Morceau de bœuf wagyu. Adobestock

Peut-être en avez-vous déjà entendu parler, peut-être même avez-vous eu la chance de la goûter : la viande de bœuf Wagyu est l’une des plus chères au monde. Si ce n’est LA plus chère puisque les prix peuvent s’envoler jusqu’à 400 euros le kilo. La raison ? Son marbrage de gras qui donne tendreté et saveurs à cette pièce de bœuf. On vous explique tout ça plus en détails dans notre guide sur la viande de boeuf.

 

Un steak de boeuf recréé à partir de 2 cellules souches

Le 24 août dernier, un groupe de scientifiques de l’université d’Osaka a recréé un steak de bœuf wagyu en impression 3D à partir de 2 cellules souches prises sur un boeuf noir de 27 mois. Une cellule de muscle pour la chair et une cellule adipeuse pour l’effet marbré.

 

A partir de là, il ne restait plus aux chercheurs qu’à multiplier ces cellules et à les combiner à des tissus artificiels conçus à partir de collagène, et le tour était joué. Dès lort, un steak de bœuf wagyu de 5 mm de diamètre, 10mm de longueur et composé de 72 fibres musculaires, adipeuses et vaisseaux sanguins créées de toute pièce avant d’être assemblées, venait de voir le jour.

 

 

Votre steak, vous le voulez plus ou mois gras ?

Vous étiez déjà impressionné ? Vous le serez encore plus en comprenant que cette technique permettrait, à terme, de créer une viande sur-mesure selon les goûts et besoins nutritionnels de chacun.

 

En améliorant cette technologie, il sera possible non seulement de reproduire la structure complexe de la viande [l’assemblage de fibres musculaires, de graisse et de vaisseaux sanguins, ndlr], comme le magnifique marbrage du bœuf wagyu, mais aussi d’adapter la composition en gras et en muscles” explique Michiya Matsusaki, l’auteur principal de l’étude dans un communiqué. 

 

La bio-impression, une technologie d’avenir ?

Cette utilisation de la bio-impression pourrait bien être le début d’avancées majeures dans le domaine environnemental. En effet, les chercheurs eux-mêmes estiment l’impression de viande 3D comme une “alternative plus durable” à la viande habituelle. Moins d'élevage d'animaux pour moins d’empreinte carbone mais, contre toute attente, pas de baisse des coûts de production. Ce mini-steak, dont on ne ferait qu’une bouchée, disons-le clairement, a coûté pas moins de 765 euros. C’est cher payé pour un morceau de 10 mm sur 5.

 

Mais qui sait ? Avec le développement de cette technologie, ces steaks 3D pourraient devenir plus abordables. L’un des auteurs estime même que ce bœuf wagyu en impression 3D pourrait être “commercialisé en petites quantités au début de l’année 2025”. D’ici là, on a le temps d’aller chez notre boucher acheter du paleron pour faire un bon boeuf bourguignon.

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