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Ce combat avant-gardiste mené par le Roi Charles III dans l’ombre

Aux balbutiements du règne de Charles III, héritier de la Reine Elizabeth II, il semble pertinent de lever le voile sur les engagements du nouveau roi du Royaume-Uni et des 56 États membres du Commonwealth. Avant-gardiste pour son temps, les enjeux qu'il défend sont largement d'actualité. Explications.

Le Roi Charles III est un fervent défenseur de l'environnement. Abaca

Si l'on dit souvent que la politique est une affaire de langue de bois, l'héritier du trône en est bien loin. Ses idéologies concernant le développement durable et le climat sont on ne peut plus clairs. Contrairement à beaucoup, le roi Charles III n’a pas attendu d’être sur le devant de la scène pour s’engager. Militant convaincu, il prône pour une prise de conscience des enjeux écologiques et veut lutter contre le changement climatique. Il préfère les actes aux beaux discours et construit un écovillage dans le sud de l'Angleterre, à Poundbury. En 2011, ses prises de position en faveur de l’environnement se multiplient et prennent en visibilité alors qu’il devient Président de l'ONG WWF au Royaume-Uni. 

 

Faites ce que je dis, pas ce que je fais ? Très peu pour lui. L'ancien prince vert veut montrer l’exemple en publiant ses bilans carbone annuel. Alors que les voyages en avion ou jet privé de l'entraîneur du PSG Christophe Galtier et toute son équipe de footballeurs déchaînent la toile, le bilan carbone annuel du roi Charles III paraît beaucoup plus sobre à côté ; “seulement” 445 tonnes en un an (mars 2021 - mars 2022). Son secret pour polluer moins ? Remplacer en grande partie l’essence sans plomb par des restes de vin blanc et du lactosérum de fromage. Mais si l'on voulait vous parler du Roi Charles III, ce n'est pas pour le petit lait qu'il met dans le moteur de son Aston Martin. Il a clairement pris position pour un label agricole bien connu.

De monarque vert à roi écolo, ou l'histoire d'une ferme bio

Autre fer de lance du nouveau roi du Royaume-Uni : l’agriculture biologique. Fervent défenseur de la transition écologique, il fut l'un des premiers à prôner cette forme d'agriculture dès 1985. Cette année-là, il ne chantait pas pour la première fois. Il créait un jardin ouvert au public et une ferme biologique (un peu comme la micro-ferme bio que l'on suit dans les Hauts-de-France avec notre programme Coups de Pousse) dans son domaine de Highgrove, à 32km au sud de Gloucester (dans le Gloucestershire), à une époque où le bio ne générait pas de likes Instagram.

 

Avec ses engagements écologiques avant-gardistes, il était la risée de beaucoup. Mais il faut croire que les moqueries rapportent. 5 ans plus tard, en 1990, il vend ses produits bio en grande distribution sous la marque Duchy Originals. Ce business fonctionne tellement bien que les produits sont encore commercialisés aujourd'hui dans les enseignes Waitrose. 

 

Mais ce commerce fructueux et modèle risque d'être menacé par la conjoncture économique actuelle. L'inflation pourrait bien faire disparaître le label bio, et on vous explique pourquoi.

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