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Fatigue, faible résistance aux infections, manque d’appétit, peau sèche… Un manque de fer durant la grossesse peut entraîner différents symptômes contraignants. Pourtant, cet oligo-élément joue un rôle essentiel durant cette période. Les besoins augmentent progressivement afin de soutenir le développement du bébé, mais aussi l’adaptation de l’organisme maternel aux changements liés à la grossesse. On vous explique tout.
Pourquoi les besoins de fer augmentent durant la grossesse ?
Et il existe une bonne raison à ce manque de fer : durant la grossesse les besoins sont fortement augmentés. En effet, le fœtus utilise les réserves de fer de sa mère pour fabriquer son propre sang et ses globules rouges.
Le fer est un élément important pour l’organisme. Il participe à la fabrication de l’hémoglobine, une substance présente dans les globules rouges qui permet de transporter l’oxygène dans le corps. Il contribue également à la formation de la myoglobine, une protéine présente dans les muscles qui aide à stocker et utiliser l’oxygène.
Il est également nécessaire à la croissance des cellules. Pour ces raisons, il est particulièrement important de lutter contre les carences.
Grossesse et carence : que manger pour combler ses besoins en fer ?
Alors, pour éviter l’anémie durant la grossesse, il est très important d’adopter une alimentation équilibrée et riche en fer. La diététicienne Claire Trommenschlager précise qu'il est « même intéressant d'y veiller dès le projet bébé pour commencer sa grossesse avec de bonnes réserves ».
Si vous êtes en carence, il est possible de mettre l’accent sur certains aliments riches en fer héminique. On les trouve dans les produits d’origine animale ; ce type de fer possède un meilleur taux d’absorption que le fer non héminique. Attention toutefois, certains aliments très riches en fer sont proscrits durant la grossesse, c’est le cas du boudin noir, du foie de porc, de certains fruits de mer comme les huîtres, les coques ou les palourdes, et du foie de volaille et de veau. Il faut plutôt miser sur :
- La viande de bœuf et d’agneau : attention à toujours bien faire cuire vos viandes ;
- Le thon et la sardine, en quantité modérée ;
- Les moules, toujours bien cuites ;
- Les œufs durs, dans une moindre mesure.
Claire Trommenschlager conseille d'ajouter à cette liste « les viandes blanches et les poissons en général aussi, même si ces aliments sont moins riches que la viande rouge ».
Au-delà des produits animaux, la spécialiste rappelle qu'« on retrouve aussi du fer dans les légumes secs comme les lentilles, les haricots secs, les pois chiches, le tofu (1x par jour max à cause des phytoestrogènes), certains oléagineux comme les amandes ou les noix de cajou, les céréales complètes et certains légumes comme les épinards ». Elle nuance toutefois concernant ces derniers : « ils sont moins riches que ce qu'on croyait à une époque, mais ils participent tout de même un peu aux apports. Ce sont des sources de fer dites non héminiques, moins bien absorbées, mais ça reste intéressant à intégrer à son équilibre ! »
Pour optimiser ces apports, pensez à toujours associer les sources de fer (et surtout le fer non héminique) avec un apport en vitamine C : poivron, citron, agrumes, kiwi, tomate, ou certaines herbes aromatiques… Enfin, évitez les aliments qui inhibent l’absorption du fer, en particulier le thé et le café à proximité des repas.
En cas de fatigue persistante, n’hésitez pas à consulter un professionnel. La diététicienne invite également à « ne pas hésiter à faire tester son taux de fer régulièrement pendant la grossesse, et même en post-partum pour voir si le taux remonte bien ».
Le contenu de cet article a été relu et validé par Claire Trommenschlager, diététicienne nutritionniste diplômée. Forte de plus de 10 ans d'expérience en accompagnement patient et autrice de 6 ouvrages, elle garantit l'exactitude scientifique des informations partagées. Sa mission : vous proposer des conseils fiables pour allier équilibre alimentaire, santé et plaisir au quotidien, sans aucune frustration.