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Vous aimez passer du temps à expérimenter et préparer de nouvelles recettes dans votre cuisine ? Sachez que cette passion pourrait être bien plus qu’un simple plaisir : elle serait réellement bénéfique pour votre santé.
Une étude australienne, publiée dans la revue scientifique Frontiers, a montré que cuisiner régulièrement améliore non seulement la santé générale, mais aussi la santé mentale et le niveau d’énergie. Les chercheurs expliquent que ce temps passé à planifier, créer et savourer ses propres plats favorise la relaxation, stimule la créativité et procure un véritable sentiment d’accomplissement.
De plus, une autre étude menée par des chercheurs français souligne l’importance de la qualité des aliments consommés : la consommation d’aliments ultra-transformés serait associée à une augmentation de la récurrence des symptômes de dépression, renforçant l’idée que cuisiner des plats maison peut contribuer à un meilleur équilibre mental.
Un effet bénéfique sur le bien-être
Dans les régions de Perth et Bunbury, en Australie, 657 participants ont suivi pendant sept semaines, entre 2016 et 2018, des cours de cuisine visant à apprendre à préparer des plats sains. Parallèlement, des experts, dont Joanna Rees, directrice du projet et chercheuse en diététique et nutrition à l’Université Edith Cowan, ont observé chaque participant en évaluant plusieurs aspects : leur confiance en leurs compétences culinaires, leur perception de leur bien-être mental et leur satisfaction globale vis-à-vis de leur cuisine et de leurs habitudes alimentaires.
Les résultats sont sans équivoque : après sept semaines de cours, les participants ont non seulement amélioré leur état mental, mais ont également adopté des habitudes alimentaires plus saines et plus équilibrées.
Une autre étude confirme les bénéfices
Les résultats d’une étude publiée en juin 2023 vont dans le même sens, soulignant les effets positifs de cuisiner maison sur la santé mentale. L’équipe de Tasnime Akbaraly, chercheuse Inserm au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations à Paris, a mis en évidence un lien entre une consommation élevée d’aliments ultra-transformés et une augmentation de la récurrence des symptômes dépressifs. Ces aliments incluent les plats préparés, les gâteaux industriels ou encore les barres chocolatées.
Parmi les participants de l’étude, ceux dont un tiers de l’alimentation provenait d’aliments ultra-transformés présentaient 30 % de risques supplémentaires de développer des épisodes récurrents de symptômes dépressifs, comparativement aux participants dont la consommation était inférieure à un cinquième.
“Cette association est indépendante des facteurs sociodémographiques, des habitudes de vie ou de la santé globale des individus”, précise la chercheuse sur le site de l’Inserm. Elle ajoute que la prise en compte de la part des produits ultra-transformés dans l’alimentation réduit significativement le lien entre la qualité globale du régime alimentaire et le risque de symptômes dépressifs.
Pour se sentir bien dans son corps et dans sa tête, rien de tel que de retrouver le plaisir de cuisiner maison !
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Sources
Revue scientifique Frontiers : https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fnut.2022.802940/full
Inserm : https://www.inserm.fr/actualite/aliments-ultra-transformes-leur-surconsommation-semble-associee-a-des-troubles-de-la-sante-mentale/