Quelle est la différence entre intolérance au lactose et allergie aux protéines de lait de vache (PLV) ?

On les confond très souvent, pourtant l'intolérance au lactose et l'allergie aux protéines de lait de vache sont loin d'être identiques. Symptômes, causes, alimentation… Comment les distinguer ? On fait le point. 


 

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Quelle est la différence entre intolérance au lactose et allergie aux protéines de lait de vache (PLV) ?

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Eh non, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’intolérance au lactose et l’allergie aux protéines de lait de vache n’est pas du tout la même chose. Pourtant, les symptômes sont assez similaires : gaz, diarrhée, ventre gonflé, maux de ventre, crampes, sensation de malaise, gargouillis… Mais alors, quelle est la différence entre allergie aux protéines de lait de vache et intolérance au lactose ? On vous explique tout.

Deux troubles souvent confondus

On les confond très souvent, pourtant l'intolérance au lactose et l'allergie aux protéines de lait de vache (APLV) n'ont rien à voir. Certes, elles peuvent toutes les deux provoquer des maux de ventre, des ballonnements, des gaz ou des diarrhées, mais leur origine est en fait totalement différente.

L'intolérance au lactose est liée à une difficulté à digérer le lactose, le sucre naturellement présent dans le lait, faute de produire suffisamment de lactase, l'enzyme digestive chargée de le dégrader. L'APLV, en revanche, est une véritable réaction allergique : le système immunitaire considère les protéines du lait comme des substances dangereuses et déclenche une réponse de défense. Résultat, en plus des troubles digestifs, des symptômes comme de l'eczéma, des rougeurs, une toux ou des difficultés respiratoires peuvent apparaître.

Comme le précise la diététicienne Claire Trommenschlager, le public concerné n'est pas le même : « L'APLV touche surtout les bébés et jeunes enfants et disparaît la majeure partie du temps spontanément avant l'âge de 3 ans. À l'inverse, la majorité des enfants tolèrent bien le lactose, mais cela peut diminuer à l'âge adulte car le corps produit moins de lactase ; on peut donc devenir intolérant alors qu'on ne l'était pas avant. »

Enfin, une infime quantité de protéines de lait “pourrait provoquer une réaction allergique chez votre bébé. En revanche, les bébés intolérants au lactose peuvent souvent tolérer de petites quantités de lactose et tolérer pleinement les protéines du lait de vache”, indique le site Allergie au lait de vache.

Quelles différences dans l'assiette ?

En cas d’allergie aux protéines de lait de vache, il est nécessaire de supprimer tous les aliments qui contiennent du lait de vache, qu’ils soient bruts ou transformés. Cependant, pour les intolérants au lactose, c’est un peu plus simple. Il est possible d’adapter les quantités selon vos tolérances.

De plus, pendant la fermentation qui permet de transformer le lait en yaourt ou en fromage, le lactose est transformé en acide lactique. Le lactose est donc quasiment absent de ces aliments : il n’est pas nécessaire de se priver outre mesure. Claire Trommenschlager ajoute même qu'il est « voire totalement absent dans certains fromages affinés comme le parmesan ».

Enfin, si vous souffrez d'intolérance au lactose mais souhaitez profiter d'un restaurant sans devoir tout décortiquer ni risquer de troubles digestifs, la diététicienne glisse une astuce : « vous pouvez prendre des comprimés de lactase - disponibles en pharmacie - avant le repas. Attention toutefois à ne pas en abuser pour autant pour ne pas dépasser la capacité d'action de la lactase. »

Le contenu de cet article a été relu et validé par Claire Trommenschlager, diététicienne nutritionniste diplômée. Forte de plus de 10 ans d'expérience en accompagnement patient et autrice de 6 ouvrages, elle garantit l'exactitude scientifique des informations partagées. Sa mission : vous proposer des conseils fiables pour allier équilibre alimentaire, santé et plaisir au quotidien, sans aucune frustration.

Florine CauchiePar  Florine Cauchie  | Journaliste

Ma mission : prouver que cuisiner maison peut être simple, gourmand et accessible à tous ! J'aime parler d'une cuisine du quotidien, généreuse et sans prise de tête, avec des recettes faciles à refaire, des astuces qui font gagner du temps et beaucoup de gourmandise. J'aime aussi montrer qu'il est possible de prendre soin de sa santé sans renoncer au plaisir de manger. Pour moi, bien manger ne rime ni avec frustration ni avec privation.

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