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Cette boisson que vous consommez tous les jours pourrait bien disparaître

Entre inflation et pénurie, l’Europe doit s’adapter à de nombreux changements en matière de consommation. Moutarde, huile de tournesol ou encore farine : faire des courses se transforme en véritable défi et notre alimentation se voit totalement bouleversée. Un changement qui ne risque pas de s’améliorer puisqu’en plus des produits de grandes surfaces, une boisson en particulier pourrait également être en voie de disparition. On fait le point.

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Si des pénuries d’énergie se profilent pour cet hiver en France notamment, les pénuries alimentaires, déjà, présentent vont sûrement continuer et peut-être même empirer. L’avenir ne présage rien de bon. Après la pénurie de moutarde ou d’huile de tournesol, on pourrait également connaître pour Noel une pénurie de foie gras à cause de la grippe aviaire. Outre cette épidémie, la situation est la conséquence du conflit russo-ukrainien qui a affecté la population jusque dans son assiette. L’augmentation du prix des matières premières comme le pétrole et le gaz n’a fait qu’accentuer la situation puisque l’agriculture dépend entièrement de ces matières-là. Conséquences ? De nombreux produits commencent à se faire rares dans les rayons de supermarchés et quand ils sont disponibles, leurs prix dépassent un seuil convenable. Sur Internet par exemple, un pot de moutarde peut être vendu jusqu'à 50 euros désormais.

 

Si notre alimentation est directement impactée, la liste pourrait s’allonger puisqu’une des boissons préférées des Français pourrait être menacée dans le futur.

Une pénurie de CO2 menace la production d’eau gazeuse

Amateurs d’eau gazeuse, attention la pénurie de cette boisson pourrait bien pointer le bout de son nez dans l’Hexagone. En effet, nos voisins italiens ont vu les boissons pétillantes se raréfier depuis peu. Le problème n’est pas le manque d’eau, mais bien le manque de produits pour fabriquer l’eau pétillante. Il y a quelques semaines déjà, le journal L’Opinion nous apprenait que l’entreprise Sant’Anna, qui commercialise 1,5 milliard de bouteilles chaque année. L’usine est l’une des plus gros producteurs d’Europe. Pourtant, elle a dû fermer il y a peu.

 

Pourquoi ? Une situation dûe notamment à la guerre en Ukraine, car la Russie est l’un des principaux fournisseurs d’engrais nécessaire à la fabrication d’eau pétillante. C’est d’ailleurs ce qu'explique le média Radio-Classique : « La production d’eau gazeuse est liée indirectement à celle des engrais. En faisant une recombinaison de l’ammoniac et du gaz naturel à l’azote de l’air, on peut produire du CO2 industriel et du dioxyde de carbone. C’est ce CO2 qui est injecté dans les boissons gazeuses de toute sorte pour les faire pétiller ». L’eau "frisante", comme le diraient les Italiens, est donc menacée.

Même situation en Corse

Si la situation était préoccupante en Italie, le phénomène arriverait doucement en France et a déjà touché la Corse, puisque la Russie a décidé lundi 5 septembre d’interrompre les livraisons qui alimentent l’Europe. Or, suite à cette annonce, les prix du gaz viennent d’augmenter de 30%. Une double peine donc pour la Corse qui doit gérer à cause du cours du gaz, une pénurie d’approvisionnement en bouteilles en verre, mais aussi en CO2 qui permet de gazéifier les boissons.

 

Si le risque d’une pénurie d’eau pétillante était pour l’instant uniquement présent chez nos voisins italiens, cela risque de changer.

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