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Faut-il encore manger des avocats ?

C’est la question que je me suis posée il y a quelques jours en écrasant un avocat puis à nouveau en publiant la photo de mon guacamole sur mon compte Instagram. J’avais une appréhension, un peu comme si je publiais une photo de tomates en plein hiver.  

 

Il se trouve que l’avocat est devenu un aliment porté aux nues parce qu'il contient du bon gras, qu’il est bon, qu’il a un côté réconfortant mais surtout car il est ultra photogénique, surtout si vous avez la patience d’en faire de jolies roses. On ne devrait jamais sous estimer le pouvoir photogénique des aliments à l’ère des réseaux sociaux.

 

La demande a grimpé en flèche aux Etats-Unis mais aussi en Europe. Certains pays ont vu l’occasion d'accroître leur business mais pas sans dégâts, comme au Mexique par exemple, le premier producteur mondial d’avocats.

 

On y rencontre des problèmes de déforestation. Les agriculteurs font en effet de la place à la culture de l’avocat, devenue rentable. Ils font abstraction du fait qu’elle est extrêmement gourmande en eau, ce qui implique de laisser les autres cultures se déshydrater, tout comme les animaux qui y vivent. Certains journalistes n’hésitent pas à parler de désastre écologique.

 

Dans les pays où l’avocat fait partie des aliments de base, son prix a flambé, au grand désespoir des habitants. C’est le même phénomène qui s’était produit avec le quinoa il y a quelques années.

 

Face à ce problème, j’ai tendance à dire qu’il ne faut pas tout arrêter mais revenir à des achats raisonnables en suivant les règles suivantes :

 

  • Ne pas abuser des avocats dans sa cuisine
  • Regarder leur provenance et privilégier les avocats qui viennent d’Espagne, des Antilles, de Corse ou de Sicile
  • N’acheter les avocats que lorsque c’est la saison dans les pays producteurs, soit de novembre à Avril en Europe

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