Adobe Stock
Les autorités sanitaires viennent d’interdire l'exploitation de plusieurs sources d'eaux minérales dans deux départements. Il s’agit de la source Parot, située à Saint-Romain-le-Puy, dans la Loire, et de deux forages de la marque Perle, à Vals-les-Bains, en Ardèche. En cause, la présence de PFAS, ces polluants éternels qui font régulièrement parler d’eux. Seule la marque Parot n'est plus commercialisée pour l'instant.
Quelles sont les eaux concernées ?
Décidément, les alertes se multiplient. Il faut dire que l’eau fait partie des aliments les plus contrôlés en France. Comme l'a rapporté l'AFP, La préfecture d'Auvergne-Rhône-Alpes vient ainsi de signaler la présence de PFAS dans trois sources d'eau en bouteille dans la Loire et en Ardèche, qui ont immédiatement été fermées. La source Parot à Saint-Romain-le-Puy, dans la Loire, ainsi que deux des huit forages de l'eau vendue sous le nom Perle, à Vals-les-Bains, en Ardèche sont concernés. À noter que la marque Vals, qui provient d’autres forages, n’est pas concernée.
L’ARS (Agence régionale de santé) s’est appuyée sur "des analyses révélant une concentration de PFAS incompatible avec l'appellation eau minérale naturelle". Même si les teneurs en PFAS restent bien en deçà des taux autorisés pour l'eau du robinet (soit 100 nanogrammes par litre), l’exploitant n’a plus le droit de commercialiser ces eaux sous l'appellation d'eau minérale naturelle. Une très mauvaise nouvelle pour la société "Les Sources Alma" qui exploite ces sources et reste l'un des plus gros embouteilleurs de France avec notamment les marques Cristaline, Saint-Yorre ou Vichy Célestins. Une porte parole de l'entreprise a ainsi indiqué à l'AFP que l'eau minérale naturelle Parot n'est "plus commercialisée", puisqu'elle n'était puisée que dans une unique source contaminée.
Les PFAS, des polluants éternels présents partout !
"PFAS" est aujourd’hui un nom bien connu et redouté. Derrière cet acronyme se cachent des substances per- et polyfluoroalkylées utilisées dans la fabrication de nombreux produits, pour leurs propriétés antiadhésives et résistantes aux fortes chaleurs. Problème, ces substances chimiques persistent dans l’environnement, s'accumulent dans les organismes vivants et sont quasi indestructibles.
Selon l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), les PFAS sont susceptibles d’avoir des effets délétères sur l’organisme humain. Ils peuvent notamment augmenter le taux de cholestérol et les risques de cancers et d’infertilité. On les soupçonne aussi d’avoir des effets néfastes sur le développement du fœtus, et d’interférer avec le système endocrinien et immunitaire. Une vraie calamité !