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Pénurie d’œufs dans les supermarchés : pourquoi la situation s’aggrave début 2026

Vous l’avez certainement constaté en faisant vos courses, le rayon "œufs" de certains supermarchés reste désespérément vide. Malheureusement, le problème est loin d’être résolu et risque même de s’aggraver. On vous explique pourquoi.  


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Pénurie d’œufs dans les supermarchés : pourquoi la situation s’aggrave début 2026

Adobe Stock

 

Dur, à la coque, en omelette ou intégré dans un gâteau, l’œuf est incontournable dans nos cuisines. Problème, il se fait de plus en plus rare dans les supermarchés, et ce, depuis maintenant plusieurs mois. Comment expliquer cette situation ? Peut-on parler de pénurie ? Le problème va-t-il perdurer ? On fait le point !

L’œuf, un aliment plébiscité

Plusieurs raisons expliquent les rayons à moitié remplis (ou carrément vides !) des magasins. À commencer par l’engouement sans précédent des consommateurs pour l’œuf. Pratique, bourré de bienfaits nutritionnels, polyvalent, il a vraiment tout pour plaire. Et surtout, c’est l’une des protéines les moins chères du marché (c’est même la "protéine de référence" selon l’OMS). Un atout de taille en cette période d’inflation. "Les ventes ont bondi de 4% en seulement deux ans", explique Alice Richard, directrice du Comité National pour la Promotion de l’œuf (CNPO). Cela ne vous aura sûrement pas échappé, le prix de la viande et du poisson a bondi ces dernières années. L’œuf s’avère une alternative absolument parfaite, y compris pour les végétariens.  "La demande est en hausse et l’offre n’arrive pas à suivre", estime Yves-Marie Baudet, président de l'interprofession de l'œuf. "On a vendu 300 millions d'œufs de plus par an. On n'a jamais connu une telle tendance", poursuit-il.

Grippe aviaire et conditions climatiques peu favorables

La pénurie pourrait encore s’aggraver en raison des conditions météorologiques peu favorables de ce début d’année. Les températures glaciales et les chutes de neige ont perturbé les approvisionnements. Le phénomène a été amplifié par les quelques cas de grippe aviaire recensés dans le Nord début janvier. Résultat, plusieurs centaines de milliers d'œufs  sont restés bloqués dans les élevages et n’ont pas été livrés. 

De nouveaux modes de fonctionnement dans la filière avicole

Autre raison qui explique ce manque d’œufs dans les rayons, le changement des modes de fonctionnement de la filière avicole. A terme, 90 % des poules pondeuses devraient être élevées dans des systèmes d’élevage alternatifs à la cage, ce qui nécessite du temps et de gros investissements. Résultat, "cela freine la rapidité de réponse à la croissance de la demande", explique Alice Richard.
Soyons rassuré, nul besoin de paniquer. Si les œufs se font rares, nous ne sommes pas pour autant en pénurie : "Il peut y avoir quelques trous dans les rayons, quelques ruptures perlées, mais il n’y a rien d’anormal", a rappelé la Coopérative U.