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À l'approche des grandes chaleurs, difficile de résister à l'appel d'une bonne glace. Mais face au rayon surgelé, le dilemme reste entier : vaut-il mieux craquer pour la rondeur d'une crème glacée ou la fraîcheur d'un sorbet ? Invitée sur le plateau du Mag de la Santé et active sur son compte Instagram, la diététicienne-nutritionniste Sophie Janvier (@sophiejanviernutritionniste) a décrypté les étiquettes de nos pots industriels. Entre calories cachées, pièges du sucre et ingrédients ultra-transformés, voici ses conseils indispensables pour savourer sans culpabiliser.
Calories, gras et sucre : le match sorbet vs crème glacée
La première grande différence entre ces deux desserts réside dans leur composition structurelle. Le sorbet est une préparation à base d'eau, de fruits et de sucre, tandis que la crème glacée intègre des produits laitiers.
Logiquement, l'impact sur la balance n'est pas le même : « le sorbet va être un petit peu moins calorique parce qu’il n’y a pas de matière grasse par rapport à la crème glacée qui en contient », explique Sophie Janvier. Pour une seule boule de crème glacée, il faut compter entre 3 et 6 grammes de lipides, soit « à peu près l’équivalent d’une cuillère à soupe de crème ».
Cependant, le sorbet n'est pas irréprochable pour autant. Pour compenser l'absence de gras et garantir une bonne texture, les fabricants forcent souvent sur le sucre. La spécialiste prévient : « en revanche, le sorbet est souvent plus sucré : 12 à 14 grammes de sucre pour une boule, ce qui fait à peu près 2 à 3 morceaux de sucre ».
La règle d'or : inspecter le premier ingrédient
Pour ne pas se faire piéger par le marketing des marques, Sophie Janvier conseille de dépasser le simple tableau des calories et de se focaliser sur la liste des ingrédients. Le premier nom qui apparaît sur l'étiquette (celui qui est présent en plus grande quantité) est le meilleur indicateur de qualité. « C’est important d’acheter un produit dont le premier ingrédient soit de la matière grasse laitière, du lait ou de la crème pour une crème glacée, soit du fruit pour un sorbet. »
Pour faire le bon choix, mémorisez ces chiffres clés :
- Pour les sorbets : Exigez un minimum de 25 à 45 % de fruits. Mieux encore, si le produit dépasse les 45 %, il obtient l'appellation réglementée de « sorbet plein fruit », gage d'une excellente qualité.
- Pour les crèmes glacées : Elles doivent impacter au moins 5 % de matière grasse laitière pour offrir l'onctuosité attendue.
Alerte aux produits ultra-transformés et aux formats géants
L'autre point de vigilance concerne les additifs. La nutritionniste applique une règle d'or universelle en cuisine : « Regardez bien la longueur de la liste des ingrédients : moins il y en a, mieux c’est. » Si vous repérez une profusion d'édulcorants, de fructose liquide, d'émulsifiants ou de stabilisants, fuyez. Ces additifs font immédiatement basculer votre dessert dans la catégorie des produits ultra-transformés, nocifs pour la santé intestinale et métabolique.
Surveillez également les seuils critiques pour 100 grammes de produit : au-delà de 22 grammes de sucres ou de 15 grammes de lipides, le produit devient beaucoup trop riche.
Enfin, la diététicienne met en garde contre les pièges des gros pots familiaux que l'on mange à la petite cuillère devant la télévision. Certains pots industriels peuvent afficher une densité calorique impressionnante. La clé reste donc le contrôle des portions pour concilier plaisir et équilibre : « Il faut faire attention et y aller avec modération : une boule ou deux boules, c’est déjà très bien », conclut-elle avec bienveillance.