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“Je vais vous faire un petit peu peur” : les recommandations de ce médecin avant de consommer du poisson cru

 


Amateurs de sushis, ouvrez l’œil (même si lui, on ne le voit pas) ! Un parasite nommé anisakis, présent dans certains poissons sauvages crus, peut causer de certains soucis de santé. Heureusement, des gestes simples permettent de l’éviter. On vous explique comment savourer sans danger !

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“Je vais vous faire un petit peu peur” : les recommandations de ce médecin avant de consommer du poisson cru

© Adobe stock 

Que les amateurs de sushis se méfient ! D’après la nutritionniste Laurence Plumey, “dans le poisson sauvage, il y a une contamination très courante par un parasite qui s’appelle l’anisakis”. Ce petit parasite, invisible à l’œil nu, pourrait provoquer de l’inflammation, des douleurs abdominales, voire provoquer une occlusion intestinale nécessitant une opération chirurgicale. On vous explique tout. 

Éviter le parasite

Ce parasite bien désagréable se trouve uniquement dans le poisson sauvage. L’experte précise “on ne le trouve pas dans le poisson d’élevage, cette mise en garde ne concerne que le poisson sauvage. C’est-à-dire du saumon sauvage, de la dorade sauvage ou du maquereau… 30 % de ces poissons sont contaminés”. Ce qui représente tout de même un risque de contamination assez élevé. 

Heureusement, il n’est pas question de se priver de sushis à vie. Il existe une parade pour éviter le parasite. La médecin conseille de cuire le poisson ou de le congeler. Chez un restaurateur, qui a un congélateur très puissant, il suffit de deux jours au froid pour éliminer le parasite. À la maison, au contraire, où nos congélateurs sont moins efficaces, il est préférable de laisser le poisson une semaine entière dans le froid. Cette étape permet d’éliminer le parasite et d’éviter les maux de ventre ou autres complications.

Quel poisson d’élevage choisir ?

Si vous préférez opter pour un poisson d’élevage, choisissez-le bien. Pour du saumon, il est par exemple recommandé de choisir un poisson d’élevage bio. “Une option plus saine en raison de son mode de production, qui exclut l’utilisation d’antibiotiques, de produits chimiques et d’hormones de croissance” explique Pascal Nourtier, nutritionniste

Cependant, il faut noter que les poissons d’élevage sont généralement moins riches en oméga-3 que les poissons sauvages. Pour le reste, il est conseillé de consommer du poisson deux fois par semaine, en alternant entre un poisson gras à forte teneur en acides gras oméga-3 et un poisson maigre. L’ANSES recommande de varier les espèces et les lieux d’approvisionnement.

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