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Le sushi, c'est fini ? Ce plat emblématique n’a t-il vraiment plus la cote auprès des Français ?

La nouvelle agite le monde de la gastronomie. Les Français commenceraient à bouder les sushis et autres makis au restaurant mais aussi sur la vente à emporter ou la livraison. Qu’en est-il vraiment ? On fait le point.


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Le sushi, c'est fini ? Ce plat emblématique n’a t-il vraiment plus la cote auprès des Français ?

Adobe Stock

Popularisés en Occident dans les années 1980, les sushis ont conquis les palais des Français. Au fil des ans, ces spécialités tout droit venues du Japon se sont multipliées un peu partout et on les trouve aussi bien dans les chaînes (Sushi Shop, Matsuri,…) que dans les restaurants japonais traditionnels ou les supermarchés. C’est bien simple, on en raffole ! Pourtant, selon certaines sources, les sushis n’auraient plus vraiment la cote…. Tandis que les acteurs du marché affirment le contraire. On démêle le vrai du faux. 

Fin de cycle pour les sushis ?

Si vous avez lu la presse ou suivi les journaux télévisés ces derniers jours, vous avez peut être lu ou entendu l’information selon laquelle les sushis n’auraient plus la cote auprès des Français. Sur RTL, France Info ou dans Libération, on a pu apprendre que les restaurants servant ces spécialités japonaises seraient confrontés à une baisse de chiffre d’affaires conséquente.

Les tables seraient clairsemées et les ventes de sushis en France auraient même chuté de 30 % en deux ans. En cause ? L’inflation, la hausse du prix du saumon ou du thon, la crise économique qui entraîne les consommateurs à resserrer leur budget et à se tourner vers d’autres cuisines (coréennes ou thaï notamment), moins onéreuses.

Une information réfutée par les acteurs du marché

L’ensemble des acteurs leaders du marché est vent debout contre cette information qu’ils estiment erronée et déconnectée des réalités économiques observées sur le terrain. Pour asseoir leur argumentation,  les enseignes Matsuri, Sushi Shop, Côté Sushi,  Hana Group, ou encore La Maison Nordique ont tenu à apporter des données concrètes et chiffrées. 

On apprend ainsi que  le marché français du sushi est passé de 700 millions d’euros en 2019 à plus d’un milliard d’euros en 2025, et qu’il serait stable depuis deux ans.  Par ailleurs, les chaînes de sushis et les restaurants indépendants  représentent toujours 50 % du marché, soit environ 500 millions d’euros. Si l’on entre un peu plus dans le détail, on constate que les ventes de sushis en grande distribution (via par exemple les corners dans les hypermarchés) sont restées stables.

Enfin, les restaurants premium et haut de gamme (portés par des chefs japonais et de grands chefs français) enregistrent une hausse assez nette, ce qui confirme l’intérêt des consommateurs pour des offres qualitatives. Seul bémol, les chaînes et indépendants "entrée de gamme" connaissent une phase de consolidation après près de dix ans de forte croissance.

 

Une tendance à la diversification

Loin d’être délaissée, la cuisine japonaise bénéficie de vraies tendances de fond : les suhsis et makis ne sont plus les stars incontestées et l’on note une réelle montée en puissance des offres veggie, des soupes, brochettes, ramens et autres tempuras. L’engouement pour ces produits permet au marché de rester attractif  et d’élargir  sa clientèle. Le sushi n’a donc pas dit son dernier mot !