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Prix du bio : Que Choisir Ensemble dénonce une surmarge totalement inacceptable en supermarché
Laure BochlerPar  Laure Bochler

Les produits bio ont la réputation d’être beaucoup plus chers que ceux dits “conventionnels”, et il ne s’agit pas là que d’une impression. L’association de consommateurs Que Choisir Ensemble a mené l’enquête, et les résultats sont sans appel ! 

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Prix du bio : Que Choisir Ensemble dénonce une surmarge totalement inacceptable en supermarché

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Bien manger représente un coût non négligeable pour les foyers, en particulier si vous voulez consommer des fruits et légumes bio. Il s’agit du résultat d’une étude rendue publique par Que Choisir Ensemble. Cette dernière dévoile le phénomène de surmarge pratiqué sur les fruits et les légumes bio vendus dans le circuit de la grande distribution. Un phénomène qui impacte directement les consommateurs et rend les aliments bio difficilement accessibles pour les foyers les plus modestes. 

Des surmarges qui profitent aux distributeurs

Observer de forts écarts de prix entre les produits bio et les produits conventionnels est devenu tellement habituel que nous ne nous posons plus la question de la légitimité de ces différences de prix. Elles sont pourtant démesurées et sont, comme bien souvent, en faveur des distributeurs et non des agriculteurs. L’association de consommateurs Que Choisir Ensemble a calculé les marges brutes de la grande distribution sur un panier de 24 fruits et légumes en comparant des produits bio et conventionnels, et elle est en moyenne 81 % plus élevée. Le collectif note surtout que les marges pratiquées par les distributeurs sont beaucoup plus importantes que celles des agriculteurs. Par exemple pour les tomates, le prix agricole est supérieur de 44 % par rapport à des tomates conventionnelles, mais la marge de la grande distribution est 113 % plus élevée. 

Un manque de cohérence dans le choix des surmarges

Outre les écarts de prix colossaux entre les prix agricoles et ceux de la grande distribution, l’association Que Choisir Ensemble n’a pas pu identifier de logique dans le choix des surmarges appliquées. Des produits plus fragiles que d’autres, la fraise versus le poireau, affichent une surmarge plus faible, + 96 % versus + 185 %, ou bien des produits similaires, la pêche versus la nectarine : + 66 % versus + 31 %.  

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