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Les français n'auront plus le sourire : un de leurs fruits préférés risque de manquer sur les étals

Les Français vont probablement devoir se passer d'un de leurs fruits préférés, en raison des aléas climatiques et des coûts de l'énergie. 

"Pour votre santé, mangez au moins 5 fruits et légumes par jour" nous enjoint l'Anses. Sur les étals, il y a le choix. Kiwi, mangue, framboise, orange, kaki, pomme, poire, banane, ananas, litchi ou encore pastèque : toute l'année, des dizaines de variétés de fruits sont à portée de mains dans les supermarchés. Pour quelques euros, on peut préparer la meilleure tarte aux pommes que l'on n'ait jamais mangée ou un délicieux gâteau renversé à l'ananas

 

Si l'agence nationale de sécurité sanitaire des aliments recommande de manger autant de fruits et de légumes, c'est parce qu'ils sont une excellente source de fibres et de vitamines, tous deux absolument indispensables pour être en bonne santé. 

 

Les fibres permettent non seulement d'être rassasié, mais elles nourrissent les milliers de micro-organismes qui composent notre microbiote. Or, on le sait, la santé du microbiote influence directement votre santé. On pourrait presque parler d'un microbiote sain dans un corps sain, en référence aux satires de Juvénal desquelles est tirée la célèbre expression. D'autre part, elles ralentissent l'assimilation des glucides dans l'organisme et vous permettent d'avoir de l'énergie plus longtemps tout au long de la journée. Quant aux vitamines... Y a-t-il vraiment besoin de les présenter ? 

 

Vous l'aurez compris : le choix est une très bonne chose pour que nous, consommateurs, puissions varier notre alimentation avec différents fruits qui apportent diverses vitamines tout en nous régalant. Mais c'est là où le bât blesse... L'un des fruits préférés des Français risque de manquer en rayon, où de coûter plus cher, dans les prochaines semaines. 

 

Vous risquez de ne plus avoir le sourire. Et pour cause : la banane pourrait bien manquer en magasin. C'est d'autant plus frustrant qu'il s'agit d'un fruit extrêmement consommé en France. Chaque année, on en mange un peu plus de 11kg par personne

 

Mais notre consommation pourrait bien diminuer malgré nous en raison de la probable pénurie de bananes à venir, où tout du moins une baisse des stocks d'au moins 20%. C'est en tout cas ce que l'on apprenait il y a quelques jours dans un article des Échos. D'après le média, la production de bananes serait en chute, en raison notamment des ouragans et des coûts de matières premières, bien plus élevés qu'il y a quelques années. !es volumes mondiaux pourraient pâtir de ces contraintes de production.

 

L'Amérique latine, qui produit plus de 75% des bananes consommées en Europe, a subi des catastrophes naturelles désastreuses tant sur le plan humain qu'économique. Même constat en Guadeloupe où 8% de la production a été détruite suite au passage de la tempête Fiona. Aujourd'hui, les producteurs de banane font les frais de ces aléas climatiques.

 

La hausse des coûts de l'énergie impacte la production

A cela s'ajoutent les coûts de production qui ont augmenté, comme dans tous les secteurs. Entre le moment où elles sont importées et leur mise sur les étals, les bananes doivent continuer de mûrir pendant quelques jours en version accélérée. Les mûrisseries, chauffées, sont énergivores. Vous voyez où est le problème.

 

Les prix du gaz et de l'électricité ont énormément augmenté ces derniers mois. « L'énergie, c'est la goutte d’eau de trop. Les entreprises sont au bout du bout », déplore Philippe Pons, le président de l’Association interprofessionnelle de la banane aux Échos. Il craint qu'une coupure d'électricité vienne s'ajouter à la situation déjà très tendue

 

Seules deux options sont permises à ce stade : stopper certaines plantations ou mettre d'accord entre producteurs, distributeurs et importateurs sur un prix juste et adapté à la situation. Si l'offre à moins d'1€ la main de 5 bananes que plusieurs distributeurs proposent sera encore d'actualité en 2022, il est probable que les prix augmentent en 2023. Véronique Le Bail, déléguée générale de l'interprofession estime que les consommateurs pourraient payer jusqu'à 20% plus cher leurs bananes dans les mois qui viennent

 

En attendant, les professionnels de la banane réclament un bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie pour essayer de s'en sortir ; exactement comme les endiviers. Près d'un tiers des producteurs d'endives françaises sont menacés de fermeture à cause de la hausse des coûts de l'énergie. 

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