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Depuis plusieurs années, le prix de l’huile d’olive grimpe en flèche, et pourtant, la qualité ne semble pas suivre. À cause de la hausse des températures, les floraisons n’ont pas été aussi bonnes, ce qui a impacté les récoltes d’olives. L’association UFC-Que Choisir s’est intéressée à l’appellation “Vierge Extra” pour les huiles d’olive, pour s’apercevoir que sur 20 huiles testées, peu de fabricants la respectent.
Seulement ¼ d’huiles d’olive vraiment “Vierge Extra”
Pour réaliser son étude, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a testé 20 bouteilles d’huile d’olive du commerce, et les résultats sont édifiants. Seulement 5 d’entre elles répondent à l’appellation “Vierge Extra”. 13 ont été déclassées en “Vierge”, tandis que 2 sont même considérées comme impropres à la consommation. Elsa Casalegno, la journaliste qui a mené l’enquête, précise à nos confrères de TF1 “On ne va pas s'intoxiquer, en revanche, elles ne tiennent pas leurs promesses gustatives". Elle ajoute “Les goûts qui ont été détectés sont le rance, le moisi et d'autres termes plus techniques qui repèrent la fermentation des olives, ce qui est du jamais vu". L’enquête complète est à retrouver le 26 juin 2025, dans le prochain numéro et vous permettra de connaître les huiles d’olive vraiment “Vierge Extra” et celles qui ont usurpé cette appellation.
Pourquoi est-ce que l’huile d’olive “Vierge Extra” est plus chère ?
Dans le commerce, il existe plusieurs types d’huiles d’olive en fonction de leur qualité et de leur mode de fabrication. L’appellation “Vierge Extra” est la plus qualitative, ce qui explique son prix élevé. Elle est obtenue à partir de l’extraction à froid des olives qui conservent ainsi tous leurs arômes et leurs propriétés bénéfiques pour la santé. Viennent ensuite les huiles vierges ou quelques défauts légers sont acceptés, et enfin les huiles dites lampantes, dont la qualité est bien moindre. Elles sont surtout utilisées dans l’industrie alimentaire et non en consommation domestique.