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En Italie, on ne plaisante pas avec la sauce carbonara, la preuve avec cette réaction pour le moins surprenante du ministre italien de l’agriculture, qui a demandé l’ouverture d’une enquête après avoir vu une sauce à consonance italienne dans les rayons de la supérette située sous le Parlement européen.
Une recette bien loin de la traditionnelle
En cause ici, une sauce de la marque de la chaîne de supermarchés belge Delhaize, qui, selon Francesco Lollobrigida, n’a rien à voir avec la vraie recette de la sauce carbonara. Il n’y a normalement pas de crème ou de lard, mais plutôt du guanciale (de la joue de porc), du jaune d’oeuf, du poivre et du pecorino. Les deux sauces n’ont donc rien à voir l’une avec l’autre, et la dénomination est trompeuse.
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Une lutte contre “l’italian sounding”
Derrière cette demande d’enquête se cache un sujet plus sensible encore pour le ministre d’extrême droite : “l’italian sounding”. Il s’agit d’un phénomène qui concerne des produits à consonance italienne qu’on pourrait croire venus d’Italie alors que ce n’est pas le cas. “Sans parler du lard dans la carbonara, tous ces produits représentent le pire de l’italian sounding. Il est inacceptable de les voir sur les étagères du supermarché du Parlement européen”. Cet événement fait par ailleurs écho à la demande du pays d’inscrire la cuisine italienne sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Selon le syndicat agroalimentaire italien Coldiretti, l’italien sounding représenterait un manque à gagner de plus de 120 milliards d’euros par an pour l’Italie.